Cf. Jules Pachcu. Psychologie des Mystiques
déclare Maeterlinck ; ce que nous savons n'est pas intéressant. Cette vérité cachée, nous la pressentons hors de nous comme en nous. 11 suffit d'ouvrir les yeux sur l'univers pour apercevoir qu'il ne porte pas en lui-même sa fin et qu'il plonge ses racines dans les régions du mystère transcendant. La nature enferme en ses arcanes quelque chose qui dépasse la raison, un principe irrationnel que ne pénétreront jamais les sciences expérimentales, si parfaites qu'on les suppose, car différent est l'objet de ces dernières et la méthode. — Si au lieu de regarder ce qui l'environne, l'homme descend dans son âme, il découvre à la lumière de l'amour ou vivifié par la douleur son moi ultime ou subliminal, ce moi « plus profond et plus inépuisable que le moi des passions et de la raison pure ». Bientôt il ne se contente plus d'affirmer qu'il existe « plus de choses dans notre âme que n'en rêve notre philosophie » l et que sous la conscience il y a l'inconscient, il se rend compte que ce moi doit être de même essence que le moi universel et que le principe qui préside à l'organisation cosmique. Dieu veut des dieux, dirait Fichte.
Le sentiment, ainsi acquis par le mystique, de la transcendance de la vie de l'univers et de sa