Récéjac, op. cit., p
tité d'éléments figuratifs dont l'analogie est le principal. « Ce genre d'expression est dans les exigences de notre nature. Il y a des choses trop complexes, à la fois trop étendues et trop indivisibles, pour qu'elles puissent être présent la conscience par des procédés dialectiques. Peutêtre aussi y a-t-il des situations d'âme où nous avons besoin à la fois de penser les choses, de les sentir et de les voir ? C'est donc pour réparer l'insuffisance du langage et quand nous avons besoin d'embrasser les choses avec toute l'Aine, que nous recherchons les symboles : grâce à eux seulement nous pouvons arriver à cet état appelé « mystique », qui est la synthèse du cœur, de la raison et des sens autour d'un objet assez parfait pour nous ravir tout entiers l. »
C'est en ce sens que les poètes en question méritent le nom de symbolistes ; cette épithète leur convient à merveille si l'on fait allusion non pas à leur mode d'inspiration, mais seulement à leurs procédés d'expressions, et l'on comprendra mieux à présent la justesse de ma définition de l'école symboliste : celle qui, par le moyen d'images successives extériorise des intuitions lyriques.
Qu'est-ce que le symbole ? M. Récéjac dont j'ai mis si souvent à contribution le beau livre