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CHAPITRE VI

Comment ion attire à soi la pauvreté.

Peu importe la somme de travail que fournit un homme ; s'il entretient constamment l'idéal de la pauvreté, il chasse loin de lui, le bien-être qu'il poursuit.

L'homme qui sème des pensées d'insuccès, ne récoltera pas mieux le succès ou la prospérité, qu'un fermier ne récoltera du blé en semant des chardons.

La pauvreté est une maladie mentale.

'observation et une longue étude de la question m'ont convaincu, qu'en règle générale, les gens qui ne réussissent

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mêmes. Ils avaient une telle terreur de la misère que cela leur fermait les avenues de la prospérité. Ils étaient si préoccupés de la pauvreté, qu'ils ne pouvaient élever leur pensée au-dessus d'elle. Ils gaspillaient l'énergie précieuse, qui aurait pu être utilisée pour créer le bonheur et la prospérité, à redouter la misère et à se préparer au pire, et, selon la loi, ils obtenaient ce qu'ils avaient redouté et craint.

Penser à la guerre, parler de la guerre, se préparer à la guerre, en d'autres termes vivre dans la suggestion perpétuelle de la guerre, voilà ce qui, en grande partie, a amené l'horrible guerre actuelle. Si toutes les nations qui y participent avaient parlé de paix, pensé à la paix, si elles l'avaient attendue, préparée, nous aurions eu la paix et non la guerre.

De même, aussi longtemps que les gens parleront de pauvreté, penseront à la pauvreté, l'attendront, s'y prépareront, ils l'auront.

Nous attirons constamment ce que nous attendons. Les pensées que nous engendrons nous reviennent.

Partout, nous voyons des personnes qui travaillent beaucoup, qui luttent pour améliorer leur position, et qui, cependant, ne s'attendent jamais à devenir prospères. Elles ne croient pas qu'elles recevront ce qu'elles cherchent par leurs efforts, et elles ne le reçoivent pas.

Un exemple typique de ceux qui se maintiennent eux-mêmes dans la pauvreté m'est fourni par une femme que je connais, et qui affirme constamment son impuissance à améliorer sa condition. Elle répond à ses meilleurs amis qui lui disent qu'elle devrait s'accorder ceci ou cela : « Oh ! c'est bon pour vous qui êtes riches de parler ainsi, mais ces choses ne sont pas pour

moi. Nous avons toujours été pauvres, et je suppose que nousle serons toujours; nous devons nous contenter des choses de première nécessité, et nous estimer heureux de les avoir. Sans doute, je pourraisnous accorder, aux enfants et à moi, quelques petites jouissances de temps en temps, mais ce serait de l'extravagance et je préfère épargner en vue des mauvais jours. »

Je ne cherche pas querelle aux personnes qui épargnent en vue des mauvais jours. La prudence veut que nous soyons prêts à toute éventualité. Il est bon d'épargner afin de pouvoir jouir pendant la vieillesse, mais les gens qui commencent de bonne heure à économiser en vue des mauvais jours, et qui se refusent tout plaisir et toute jouissance afin d'ajouter à leurs économies, prennent l'habitude de se priver, et continuent généralement à agir ainsi jusqu'à leur mort.

Cette femme limite ses ressources dans la conviction que chaque sou qu'elle épargne doit aller au «fonds des mauvais jours », parce qu'elle s'attend à être toujours pauvre. Elle prive de toute jouissance elle-même et ses enfants, par anticipation de ces mauvais jours qui ne viendront peut-être jamais. Elle est le type d'une multitude d'hommes et de

femmes qui s'accommodent de leur pauvreté, qui s'habituent à ces limitations, et ne font aucun effort pour s'en libérer. Ils n'essayent jamais de mettre en exercice leurs pensées positives, créatrices, mais continuent à vivre dans la pensée négative, destructrice, de la pauvreté.

Ce sont des gens qui répètent constamment « qu'ils n'ont pas le moyen » de faire ceci ou cela. Ils n'ont pas les moyens d'envoyer leurs enfants dans une école supérieure. Ils n'ont pas les moyens d'acheter les vêtements nécessaires, ou de s'accorder des vacances dont ils ont besoin, à cause des « mauvais jours » qui, semblables à un spectre, se dressent chaque fois qu'on pourrait s'accorder quelque jouissance. Ils renvoient toujours les choses à l'année prochaine. Mais « cette année prochaine» ne vient jamais, les enfants ne poursuivent pas leurs études, et les parents ne s'accordent pas les vacances né^ cessaires, ni le petit voyage si longtemps promis. Ils renvoient tout au jour où ils auront « les moyens» et ce jour ne vient jamais, parce qu'ils attendent toujours d'avoir un peu plus, en vue de l'avenir.

Je connais bien des personnes, déjà avancées en âge, qui continuent à se refuser, non seulement le confort, mais même les nécessités de la vie, par

crainte du mauvais jour possible qu'elles attendent toujours. Elles font ainsi de leur vie un mauvais jour perpétuel, et ne se rendent pas compte qu'elles créent ainsi le besoin en vue duquel elles économisent perpétuellement

Nous lisons parfois dans les journaux des illustrations frappantes de cet état d'esprit. Récemment, un journal de New^-York racontait un cas typique, celui d'une femme âgée, morte solitaire dans un des bouges de la grande ville. Elle était décédée depuis plusieurs jours quand on découvrit son corps ; son logis était si misérable qu'on supposa, tout d'abord, qu'elle était morte de faim. Mais l'enquête révéla que cette femme possédait, tant en argent liquide qu'en fonds déposés à la banque, environ 10,000 dollars (50,000 fr.).

Rendue pauvre par son état mental maladif, cette misérable créature était morte de faim au milieu de l'abondance. Son esprit était tellement obsédé par la pensée de la pauvreté qu'elle en était arrivée à se refuser le nécessaire de la vie. Pendant des années, elle s'était condamnée à vivre seule afin de pouvoir entasser, entasser, encore entasser. Elle ne permettait à personne d'entrer chez elle, et mourut seule et sans soins, laissant derrière elle l'argent qui lui

aurait procuré le confort et le bonheur, et aurait prolongé sa vie. Elle était vraiment une victime de la maladie delà pauvreté, tout comme si elle n'avait pas possédé un centime.

Pendant qu'ils traversaient le désert, les enfants d'Israël nourrissaient constamment des pensées de pauvreté: « Dieu pourra-t-il nous nourrir dans le désert ? Nous mourrons de'faim si nous ne retournons pas en Egypte. » Sans la foi de leur chef Moïse dans la puissance de Celui qui les conduisait, ils seraient retournés en Egypte, et se seraient replacés dans l'esclavage et la pauvreté qu'ils avaient fuis. Même après que la manne leur eut été donnée fraîche chaque matin, pendant longtemps, ils ne croyaient pas que cela continuerait. Sceptiques, ils essayèrent de conserver la manne pour « un mauvais jour » mais elle ne se conserva pas, et ils furent forcés d'avoir la confiance que le secours leur viendrait chaque matin.

« D'où nous viendront les ressources ? Gomment payerons-nous le fermage ou le loyer de la maison ? D'où nous viendra l'argent? Que deviendrons-nous si nous ne le recevons pas ? Où trouverons-nous l'argent nécessaire pour acheter des habits aux enfants? Pourquoi ne puis-je pas obtenir un travail qui nous

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permettrait de vivre sans souci ? » Telles sont les questions que se posent des multitudes de gens, sur la surface de la terre. Elles expriment Tacuité des souffrances que procure la maladie de la pauvreté, si répandue dans tous les pays.

Rien ne donne autant d'anxiété, rien n'irrite autant que la crainte de ce qui arrivera dans l'avenir, la crainte de la pauvreté, de ne pas être capable de pourvoir aux nécessités et au confort de ceux qui nous sont chers, la crainte de ne pouvoir bien élever nos enfants. Cette crainte éloigne de nous les choses dont nous avons besoin, et nous attire celles que nous redoutons. Job disait: «Ce que je crains, c'est ce qui m'arrive ; ce que je redoute, c'est ce qui m'atteint. » Les gens qui ont une crainte anormale de la pauvreté attirent les conditions qu'ils redoutent, parce que l'esprit est en rapport étroit avec les choses qui le préoccupent.

Il n'y a pas longtemps, un jeune homme très déprimé parce qu'il ne pouvait pas percer dans ce monde, me demanda ce que je pensais être la cause de ce déficit. Il me dit qu'il avait toujours travaillé courageusement, sans jamais pouvoir avancer. Tout ce qu'il pouvait réussir à faire était de gagner juste de quoi subvenir à ses besoins. Tout semblait être contre

lui. Il se plaignait de son sort qui le condamnait à être pauvre, malgré tous ses efforts pour lutter contre la pauvreté. Il croyait que la pauvreté et Tinsuccès étaient inhérents à sa famille, car son père et son grand-père, grands travailleurs, eux aussi, n'avaient jamais pu se sortir de la pauvreté, et il s'attendait à ce qu'il en fût de même pour lui.

Un autre homme plus âgé, qui me demandait conseil dans une difficulté semblable, se lamentait sur Tinégalité des conditions humaines, et se plaignait de l'injustice du sort: «Je travaille dès le matin jusque tard le soir, même les dimanches et jours de fêtes, disait-il, et je n'ai point pris de vacances depuis bien des années. Dès ma jeunesse, j'ai lutté pour faire mon chemin dans ce monde, et me voici à cinquante ans passés, sans avoir jamais réussi en quoi que ce soit. Il y a certainement quelque chose d'anormal dans la société, pour qu'une telle persévérance et des efforts aussi soutenus ne soient pas parvenus à me créer une position. »

Je le questionnai sur l'éducation qu'il avait reçue dans son enfance. Il reconnut qu'il ne s'était pas beaucoup préparé en vue de sa carrière, parce que, disait-il, son père avait aussi été un grand travailleur, faisant tous ses efforts pour améliorer sa condition,

mais n'avait pas mieux réussi que lui-même, et il en avait tiré la conclusion que la chance et le succès ne favorisaient ni lui, ni sa famille, et que par conséquent, ce n'était pas la peine de dépenser des années à se préparer en vue d'une carrière où il avait peu de chances de réussir.

Ces deux hommes sont les types de gens qui s'attendent constamment à la pauvreté et à l'insuccès, puis se plaignent lorsqu'ils reçoivent ce qu'ils ont attendu. Grâce à la loi de l'attraction mentale, ils ne pouvaient recevoir que la pauvreté et l'insuccès. Chacun d'eux désirait le succès et la prospérité, tout en attendant leurs contraires. Us avaient travaillé comme des esclaves, sans but, diminuant ainsi eux-mêmes et leurs talents, avec la conviction intime que si jamais le succès leur venait, ce serait un coup du sort et de la chance, et non le résultat dû à leurs efforts.

Aucun homme ne peut devenir prospère aussi longtemps qu'il garde des pensées de limitation et de besoin. Nous ne recevons pas les choses que nous ne croyons pas pouvoir recevoir. Nous n'accomplissons pas ce dont nous ne nous croyons pas capables, même si nous avons l'habileté nécessaire pour le faire.

Je connais un garçon qui, au collège, était toujours sûr d'avance qu'il échouerait à ses examens, et il

échouait invariablement. Cependant son insuccès était dû beaucoup plus à sa crainte de Tinsuccès qu'à un manque d'habileté ou de préparation dans ses études. Il avait pris l'habitude de s'attendre à l'insuccès, de prédire son échec, et autant que je le sais, l'insuccès et les échecs l'ont accompagné toute sa vie.

Aucune loi philosophique ne peut produire l'opposé de ce que vous gardez dans votre esprit. Si vous avez des craintes, des soucis et des doutes, si vous pensez à des temps difficiles et en parlez, si vous redoutez une panique ou une crise financière, vos affaires diminueront en conséquence. Si, d'autre part, vous avez confiance et attendez de meilleures choses, si vous êtes convaincu que vos conditions s'amélioreront, vous mettez en action un courant de pensées qui soutiendra vos efforts avec une force irrésistible. Mais un courant de pensées saturées de crainte, de doute et de découragement neutralisera vos efforts les plus intrépides.

Au lieu de commencer leur carrière active avec une attitude victorieuse, avec l'idée que leur carrière sera une marche triomphante, la plupart, si ce n'est la majorité des jeunes gens, la commencent avec l'impression qu'ils ne sont pas équipés pour la victoire, et ceci parce qu'ils ont été élevés dans la

crainte de Tinsuccès et de la pauvreté, dans la terreur de la misère.

Mettez-vous bien dans l'esprit qu'un Créateur bienfaisant, quia créé un univers plein de bonnes choses pour notre usage et notre jouissance, n'a jamais pensé que nous y serions affamés ou misérables. Si nous ne réussissons pas, si nous sommes malheureux, cela provient de notre attitude envers Dieu et envers la vie. La plupart d'entre nous prennent la position de mendiants, au lieu de celle d'enfants du Père tout-puissant, et nous restons des mendiants toute notre vie.

Le pire résultat de la pauvreté est de nous laisser croire que nous resterons toujours pauvres, que nous ne pouvons empêcher cela.

Les premières années d'une multitude d'enfan ts sont saturées delà suggestion de la pauvreté. Ils respirent une atmosphère de pauvreté. Ils entendent constamment parler de pauvreté. Ils acquièrent un vocabulaire de pauvreté. Leurs pères et leurs mères parlent constamment de leurs conditions difficiles, se plaignent d'être nés pauvres et de devoir mourir pauvres. Les enfants élevés dans un semblable milieu prennent une sorte d'habitude de la pauvreté dont il est très difficile de les guérir.

Il nous faut changer nos pensées avant de changer nos conditions. La pensée conduit toujours à un but. Il serait impossible à la grande masse des pauvres gens d'améliorer leur position matérielle en conservant leur attitude mentale actuelle, en croyant que les autres ont de la chance et qu'eux n'en ont point, en continuant à se plaindre de leur sort et à croire que les riches obtiennent tout ce qu'ily a de bon dans ce monde, tandis qu'eux n'ont que les restes.

La plupart des pauvres gens ont la même attitude en face de la pauvreté que les malades en face de la santé. Ceux qui souffrent continuellement ne s'attendent pas à être jamais bien. Ils redoutent constamment le développement de quelque maladie, surveillent les symtômes, s'imaginant qu'ils ne pourront échapper à tels ou tels maux. Le moyen d'obtenir la santé est d'y croire, de s'y attendre. En pensant constamment à la santé, on se place dans les conditions favorables pour l'obtenir. Il en va de même pour la prospérité.

Il n'y a pas longtemps, un pauvre homme me disait qu'il serait tout à fait satisfait s'il pouvait avoir l'assurance de ne jamais aller à l'hôpital, et d'avoir toujours de quoi pourvoir aux premiers besoins de sa petite famille. Il disait qu'il n'avait pas envie d'au-

tre chose, et ne demandait aucun luxe. Il avait toujours été pauvre, et il savait qu'il le serait toujours.

C'est justement ses pensées qui le maintenaient dans la pauvreté, car il était bon travailleur. Mais il travaillait simplement pour avoir de quoi vivre, et n'attendant rien d'autre, il attirait ainsi à lui la pauvreté et les conditions défectueuses.

Nous voyons cette vérité confirmée, en observant les hommes âgés qui cherchent une place. Toute leur attitude exprime leur pauvreté ; leur expression exprime leur désespérance. Ils ont l'apparence d'hommes qui descendent la colline, et ils ressentent ce qu'ils expriment. Leur apparence est le reflet de leur pensée. Leurs vêtements, leurs manières, leur allure, leur regard, tout en eux correspond à leur attitude mentale, et témoigne de leur décadence.

Si ces hommes voulaient seulement se redresser, soigner leurs vêtements avant de chercher une place, il y aurait de l'espoir pour eux. S'ils ne peuvent se procurer des vêtements neufs, ils peuvent au moins brosser les vieux, cirer leurs chaussures, prendre un bain et se raser, et par-dessus tout, changer leur attitude mentale ; leurs chances augmenteraient de une à dix par ce nettoyage physique et mental.

Un homme qui veut obtenir une place doit avoir

confiance en lui-même, s'attendre au succès, autrement personne ne l'engagera. L'employé qui se présente devant un patron avec une attitude découragée, qui se lamente de la difficulté qu'il y a, pour un homme qui n'est plus jeune, de trouver une place, n'est pas près d'être engagé.

Si vous êtes tombé dans les griffes d'une pauvreté si affreuse qu'elle vous prive même du désir d'en sortir, vous êtes empoisonné par vos propres pensées. Voilà ce qui chasse le bonheur, la santé et la prospérité.

La pauvreté est une maladie comme la petite vérole ou la tuberculose. Elle est aussi anormale pour l'être humain que la maladie. Il en est de même de l'insuccès. La crainte et le souci, l'inquiétude, sont des maladies mentales auxquelles peu d'êtres humains échappent ; mais nous découvrons graduellement une antitoxine pour le virus de ces maladies, si fatales à la santé, au bonheur et à la prospérité.

La Bible nous dit que ; « La ruine des misérables, c'est leur pauvreté. » Chaque investigation faite dans les bouges de nos grandes villes prouve que cette parole est d'une vérité absolue.

L'extrême pauvreté est un fléau qui tire en bas, toujours plus bas ses victimes, qui fait de la vie une

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lutte pénible pour obtenir une croûte de pain qui maintiendra l'âme dans le corps. Parfois, elle conduit le désespéré au crime ; s'il est trop fier pour mendier ou voler, il se tue plutôt que d'attendre que la terrible faim fasse son œuvre. Chaque année, la pauvreté réclame des milliers d'innocentes victimes parmi les petits enfants qui meurent de maladie ou de manque de soins, dans des taudis humides oîi le soleil n'entre jamais. Elle se glisse dans les ateliers et les fabriques, où l'enfance privée de ses droits se tranforme en hommes et en femmes déjetés et contrefaits, pleins d'aigreur, de mécontentement, et de désirs inassouvis. Elle pousse des multitudes au crime, à la folie ou à la mort. Bref, la pauvreté est responsable de plus d'ignorance et de crimes, de plus de mécontentement et de malheur, de plus de suicides et d'ambitions ruinées, de plus de naufrages que toute autre chose. Vraiment « la ruine des misérables, c'est leur pauvreté ».

Si nous voulons progresser comme race, nous devons énergiquement chasser la maladie de la pauvreté de nos milieux. Au lieu de célébrer ses bénédictions, comme quelques-uns le font, c'est notre devoir de nous en libérer, et d'aider les autres à en faire autant.

Marden. — Attitude victorieuse. 8 •

La maladie de la pauvreté, la malédiction de la pauvreté n'est pas un décret de la Providence. Elle est en grande partie le résultat de Tignorance. Chaque être humain pourrait vivre ici-bas confortablement s'il connaissait les puissances intérieures qu'il possède et savait en faire usage. Si les antidotes de la pauvreté étaient aussi connus que les antidotes des poisons, il n'y aurait plus de pauvres.

Les êtres humains, dans leur ensemble, sont dans la même position, en ce qui regarde l'antitoxine de la pauvreté, que les médecins en face de la découverte récente de l'antitoxine de quelque terrible maladie. Les docteurs ne savent pas comment l'appliquer d'une manière sûre et eflFective, et jusqu'à ce que la pratique ait fait connaître sa valeur, son usage est limité. Quand la connaissance et l'usage du remède contre la pauvreté s'étendront, la maladie sera vaincue.

A mesure que la race devient plus intelligente et mieux éduquée, nous éliminons une multitude de

conditions auxquelles les gens se croyaient autrefois astreints pour toute leur vie. Bien des maux qui ont été vaincus par la science et l'éducation, étaient autrefois regardés comme des fléaux envoyés par Dieu pour nous punir de nos péchés. Des maladies

qui jetaient la terreur dans les cœurs, il y a une centaine d'années, et que les gens fuyaient avec horreur, n'inspirent plus aucune crainte aujourd'hui. L'intelligence et la science ont vaincu les grandes pestes qui faisaient des millions de victimes, au moyen âge et dans l'antiquité. Nous n'avons plus peur aujourd'hui de ces pestes, parce que nous en avons reconnu la cause. Nous savons maintenant qu'on peut empêcher ces terribles épidémies au moyen d'une hygiène scientifique et d'une manière de vivre intelligente. Nous savons que ces fléaux étaient le résultat de l'ignorance, et non des jugements de Dieu.

N'est-il pas raisonnable de croire qu'ayant vaincu de nombreux ennemis de notre race par des pensées intelligentes et des méthodes scientifiques nous pourrons arriver à les vaincre tous par les mêmes moyens ?

Il n'est pas nécessaire d'appeler'un docteur pour traiter la maladie de la pauvreté. Celui qui en souffre peut être son propre médecin; il peut se guérir lui-même. Si vous êtes affligé de cette maladie, et désirez savoir comment vous pourrez vous guérir, lisez le chapitre suivant.

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