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CHAPITRE VII

Devenez un aimant qui attire la prospérité.

La culture de la pensée est l'affaire la plus importante de la vie. L'habitude de réclamer comme notre bien, comme une réalité présente, ce que nous désirons de tout notre cœur, est une puissance merveilleuse qui attire les choses que nous désirons. Plus nous retenons avec persistance la pensée de la prospérité, plus nous la fortifions et l'intensifions, plus nous accroissons son pouvoir d'attirer cette prospérité.

ous sommes ainsi faits, que tout ce que nous recevons dans la vie est le reflet de ce qui, premièrement, est sorti de nous. Toute pensée que vous exprimez, vous attirera dans le monde matériel une réalité correspondante.

Chaque être humain est un aimant dont la puissance attractive peut être développée dans toute direction désirée. Chacun peut diriger cette puissance de manière à attirer à lui ce qu'il veut.

Avant que votre vie soit réellement efficace, vous devez faire de vous-même un aimant qui attire les choses qui la rendront telle. Vous devez apprendre à attirer à vous tout ce qui vous aidera à réussir dans votre travail, tout ce qui vous rendra capable d'atteindre votre but.

Si la pauvreté vous écrase, vous pouvez la vaincre en faisant de vous-même un aimant qui attire la prospérité. Nous vivons au milieu d'un courant de ressources inépuisables. C'est notre faute si nous ne retirons pas de ce courant ce dont nous avons besoin.

Ce que nous recevons dans la vie, nous le devons à la loi de l'attraction. Les semblables attirent leurs semblables. Tout ce que vous avez acquis dans ce monde, vous vous l'êtes attiré par votre mentalité. Vous pouvez dire que vous avez gagné ces choses, que vous les avez achetées avec votre salaire, prix de vos efforts.

Cela est vrai, mais votre pensée a précédé votre effort, votre plan mental a précédé votre œuvre.

Le simple changement de votre attitude mentale changera très vite vos conditions d'existence. Votre décision de considérer dorénavant la prospérité, de la cultiver, de faire de vous un aimant qui l'attire,

fera venir à vous les choses qui vous permettront de réaliser votre ambition.

Le texte : « L'homme dont le regard est bienveillant sera béni», exprime une vérité fondamentale. Les peintures que vous retenez par les yeux de votre intelligence, les pensées que vous entretenez, jour après jour, construisent vos conditions extérieures. Ce sont des forces réelles qui travaillent incessamment dans l'invisible, et plus vous pensez et entrevoyez des conditions favorables, plus vous accroissez votre puissance pour les obtenir. Vous faites de vousmême un aimant qui attire les choses que vous désirez; c'est une loi psychologique.

Si vous désirez devenir un aimant qui attire la prospérité, vous ne devez pas seulement penser à elle, mais aussi tourner résolument le dos à la pauvreté. Commencez aujourd'hui; n'attendez pas à demain. Prenez une apparence prospère. Habillez-vous, marchez, agissez, pensez comme un homme ou une femme prospère. Vous devez refuser de voir ou de connaître la pauvreté. Vous ne devez pas la laisser subsister dans vos manières. Vous devez en effacer les marques, non seulement dans votre attitude mentale, mais autant que possible dans votre apparence. Même si vous n'êtes pas tout de suite capable

de porter de beaux habits, ou de vivre dans une belle maison, vous pouvez en manifester Tespoir, attendre le glorieux héritage qui est votre patrimoine, et, autour de vous, tout reflétera cet espoir.

La prospérité commence dans l'esprit. Vous pouvez en poser les fondements dans votre pensée, vous entourer d'une atmosphère de prospérité. En d'autres termes, vous matérialiserez dans votre environnement, dans votre vie, ce qui demeure dans votre esprit.

Nous entendons dire de certaines personnes qu'elles ont toujours de la chance, que tout vient au devant d'elles. Les choses viennent à leur rencontre parce qu'il y a d'invisibles pensées-forces qui rayonnent de leur esprit dans la direction du but qu'elles ont choisi.

Penser de meilleures choses, voilà la première aide du pauvre. Vous représenter vous-même comme un être prospère, vivant dans une confortable demeure, portant de bons vêtements, entouré de bien-être, dans une position qui vous facilitera le travail au service de l'humanité, c'est vous placer dans le courant qui se dirige vers le succès.

Il est étrange que la plupart d'entre nous croient que le Créateur les aidera en tout, sauf dans leurs difficultés financières. Nous avons l'air de croire qu'il

est presque sacrilège de lui demander Targenl nécessaire pour pourvoir à nos besoins. Nous lui demandons de nous consoler dans nos afflictions, de nous soulager dans nos chagrins, et de guérir nos maladies, mais lui demander de nous aider à payer notre loyer, à gagner notre pain quotidien ne nous semble pas bien.

Cependant nous savons parfaitement que chaque bouchée de nourriture que nous prenons, que TétofFe des vêtements que nous portons, que les matérieux qui ont servi à faire les maisons dans lesquelles nous demeurons, que l'air que nous respirons, tout provient de la Source divine des ressources infinies. Si le soleil s'obscurcissait, ou cessait d'envoyer ses rayons magiques sur la terre, au bout de quelques jours il n'y aurait plus un être vivant sur la surface du globe. Aucun être humain, aucun animal, aucune plante ne peut exister sans lui. Sans la puissance énergétique du soleil, toute vie cesserait sur notre planète. Elle deviendrait aussi froide, aussi stérile aussi morte que la lune. Le Créateur est le constructeur et le pourvoyeur de Tunivers. Tout ce que nous avons vient de lui; sans les ressources qui découlent de son abondance, nous ne pourrions vivre un seul instant.

Pourquoi ne demanderions-nous pas à cette Source inépuisable Targent dont nous avons besoin ? La vérité est que nous avons été créés pour vivre dans Tabondance. Le Créateur n'a jamais eu l'intention que ses enfants se traînent dans la pauvreté et passent leur existence à lutter péniblement. Ils ont droit à leur patrimoine, qui consiste en tout ce qui est bon et beau, tout ce qui est nécessaire à leur bienêtre. C'est notre faute si nous sommes pauvres. La porte de l'opulence est ouverte à tout être humain, et nul autre que lui-même ne peut la fermer. Personne ne peut le priver de son héritage divin. La seule réelle pauvreté est dans l'esprit, et nul ne peut gouverner son esprit que lui-même.

N'admettez pas un seul instant la pensée qu'autre chose que la prospérité puisse vous atteindre, car elle est votre patrimoine, et parce qu'elle l'est, vous pouvez la réclamer. Au lieu d'admettre la pauvreté, dites-vous: «Je vis au milieu de l'abondance. Je ne manque de rien de ce qui m'est nécessaire, parce que mon Père est la source infinie de tout bien. »

Je suppose que vous êtes pauvre et que vous vivez dans une humble demeure ; ayez une conversation avec votre femme et vos enfants, et prenez ensemble la résolution d'améliorer vos conditions, et de con-

sidérer dorénavant la prospérité au lieu de la pauvreté. Dites-vous : « C'est une honte pour un enfant de Dieu d'exhiber une telle apparence de pauvreté. Je fais honte à mon Père en donnant l'impression à mon prochain que tout va mal pour moi, que la vie m'a désappointé. C'est de l'ingTatitude. Je peux au moins être reconnaissant pour la santé que j'ai, pour le privilège de vivre à l'air pur et à la lumière du soleil que Dieu nous donne, en relevant la tête et en ayant la démarche élastique et joyeuse qui convient à un enfant de Dieu. J'insulte réellement le Dieu que je prie, en reflétant un tel désespoir et une telle pauvreté dégradante, grâce à mon attitude mentale qui efface l'image divine sur mon visage. Peu importe le peu que je possède, je puis au moins avoir une apparence respectable. Je puis montrer que je me respecte moi-même en me débarrassant de toute apparence déprimante et de l'influence de la pauvreté. »

Arrangez votre foyer de manière à le rendre aussi attrayant et gai que possible, agissez de même avec vos vêtements et votre apparence générale, entourez-vous d'une atmosphère d'espoir et montrez à tout le monde, par l'expression de votre regard, que vous attendez de meilleures choses, et qu'il s'est fait un

changement en vous. Vos voisins le remarqueront; ils verront la transformation qui se sera opérée dans votre foyer, chez votre femme, chez vos enfants.

De cette manière, vous ferez de vous-même un aimant qui attirera la prospérité ; vous irradierez les pensées d'espoir, d'ambition, de détermination. Vous établirez ainsi les conditions du succès. Les pensées positives de prospérité s'échappent comme un courant et rencontrent d'autres courants similaires de pensées.

Si vous désirez une meilleure position, un salaire plus élevé, de l'argent pour payer vos dettes ou pour acquérir ce dont vous avez besoin, quoi que ce puisse être, cramponnez-vous avec toute la puissance de votre esprit à la chose que vous désirez recevoir, et ne doutez pas un seul instant de l'obtenir. Les besoins et les privations n'ont rien à faire avec ce point de vue. Votre héritage est divin, grand, sublime. Vous devez à Celui qui vous a donné la vie, la santé, qui vous a donné le cerveau capable de penser, de faire quelque chose de vous-même, d'améliorer votre situation.

« L'Eternel est mon berger, je ne manquerai de rien », c'est impossible. Retenez fermement cette pensée dans votre esprit. Croyez en elle, vivez-en.

Les pensées de foi et de confiance attirent les choses qui leur sont semblables.

La pauvreté est une maladie qui ne peut être guérie que par le remède de la prospérité. La pensée de prospérité est 1 antidote naturel du germe de la pauvreté : elle le tue. Une pensée de pauvreté ne peut exister dans lesprit en même temps qu'une pensée de prospérité ; Tune chassera l'autre. Il vous appartient de décider celle que vous voulez retenir et cultiver.

Soyez conscient de votre unité avec la Source de tout bien. Gardez toujours ouverts les canaux qui existent entre vous et la Source infinie. Ayez une grande foi dans votre Père céleste, qui est plus désireux de votre bien-être que le meilleur des parents humains. Tirez ferme sur l'ancre qui vous unit a la Vie infinie; maintenez-vous dans le courant qui se dirige vers Dieu, et votre vie ne sera pas flétrie et desséchée par des pensées de pauvreté.

Le malheur est que nous avons été habitués a chercher, avant tout, les ressources matérielles, tandis que nos premières ressources devraient être mentales. Nos pensées, nos convictions, ouvrent ou ferment les avenues par lesquelles les ressources nous parviennent. Nous matérialisons la pauvreté par nos pensées, par nos craintes du besoin.

Souvenez-vous que la prospérité ne peut pa? vous atteindre tant que votre esprit est plein de pensées et de conviction de pauvreté. Nous avançons dans la direction de nos pensées et de nos convictions.

Vous devez croire d'une manière positive que vous réussirez dans tout ce que vous désirez être ou faire, avant de pouvoir espérer le succès. C'est la première condition 3. remplir pour faire de vous un aimant qui attirera les choses que vous desirez.

Quand le jeune John Wanamaker partit, avec sa charrette, pour vendre son premier lot de vêtements. il mit le pied dans le chemin qui le conduisit a devenir un prince du commerce. Tandis qu'il passait devant les Sfrands maçrasins de confection, il se représentait qu'il serait, lui aussi, un jour, un grand marchand, propriétaire d'un établissement plus important que tous ceux qu'il voyait, et il ne neutralisa. ni n'affaiblit le courant de ses pensées par toutes espèces de craintes ou de doutes relatiîs à la possibilité d'atteindre le but que lui niontrait son ambition.

Le maréchal Field se sortait, mentalement, d'un petit magasin de campagne pour devenir comniis à Chicago. Puis il se vit, en pensée, et travailla a devenir, non plus commis, mais associe. Toujours pensant et travaillant à s'élever, il se vit bientôt a la

tête d'un des plus grands établissements commerciaux de l'Amérique, si ce n'est du monde entier. Son intelligence allait toujours de l'avant. Il se voyait constamment dans une situation plus élevée, et faisait ainsi de lui-même un aimant qui attirait les choses qu'il recherchait, v

Si John Wanamaker s'était contenté de sa position première, il serait resté dans un petit magasin de Philadelphie, et se serait enlevé toute possibilité de devenir ce qu'il est maintenant, un des plus grands négociants du monde. Si le maréchal Field n'avait pas ambitionné une position plus élevée, il serait resté dans le petit magasin de Pittsfîeid, dont le possesseur prédisait qu'il ne réussirait jamais dans le commerce. « Je veux aller à Chicago, la cité des occasions, » se disait-il ; il y alla et monta toujours plus haut, tandis que le petit marchand qui avait prédit son insuccès restait un lilliputien, comparé à lui.

L'histoire de chacun de ces hommes est celle de tout homme qui a réussi dans ses entreprises. Il peut n'avoir pas été conscient de la loi qui gouvernait ses actions, mais il lui obéissait, et réussissait.

On peut en dire autant de Andrew Carnegie, et

de tous les millionnaires et fils de leurs œuvres qui, nés dans la pauvreté, sont parvenus à posséder des fortunes colossales et à occuper des positions élevées dans une des branches de l'activité humaine.

Se sortir de la pauvreté est une chose ; considérer l'argent comme le bien suprême et n'avoir qu'un but, en gagner, est une autre chose.

Les gens qui sont en bas, financièrement, le sont aussi mentalement. Ils souffrent de la maladie mentale du découragement, de la désespérance. L'Etat devrait ouvrir des institutions pour le traitement de ceux qui souffrent de la pauvreté, car ils ont autant besoin que l'on s'occupe d'eux que les habitants de nos hôpitaux. Ils auraient besoin de médecins mentaux. Ils ont perdu la trace du chemin de la vie, et ils auraient besoin qu'on les y ramène. Ils auraient besoin qu'on change leur mentalité, et qu'on les tourne du côté de la lumière.

La maladie de la pauvreté pourrait être guérie, dans la plupart des cas, par un traitement mental approprié. Si les gens, qui forment aujourd'hui la grande armée des misérables, pouvaient être convaincus que s'ils voulaient seulement tourner leur visage vers la lumière, leur condition s'améliorerait immédiatement, ils feraient un nouveau bail avec la

vie, et reprendraient courage. Ce traitement mental de prospérité éveillerait en eux un nouvel espoir, qui les conduirait à des efforts fructueux.

Le temps n'est pas loin oi^i nous aurons des médecins qui se feront une spécialité d'enseigner aux gens à libérer leur esprit des pensées qui produisent la pauvreté, à les remplacer par leurs contraires, et à augmenter ainsi constamment leur puissance mentale d'attraction, jusqu'à ce que l'esprit devienne un puissant aimant attirant la prospérité.

Ces spécialistes enseigneront aux peuples le pouvoir créateur delà pensée juste, et leur montreront comment attirer les choses qu'ils désirent, au lieu de les écarter comme tant de gens le font par une fausse manière de penser. Les ecclésiastiques de l'avenir s'occuperont aussi à éliminer la pauvreté chez leurs paroissiens, en leur enseignant à détourner d'elle leurs pensées, pour les porter sur la prospérité. ,

La guérison des maladies physiques s'effectue en éveillant chez le malade les forces curatives et vivifiantes qui sont en lui. Ces forces sont surtout mises en action par la foi au docteur et aux remèdes. L'attitude mentale bienfaisante, ainsi créée, surmonte la maladie.

La guérison de la pauvreté s'effectue d'après le même principe. Celui qui en souffre doit tout premièrement avoir foi dans le grand Médecin de l'univers. Quand cette foi existe, il n'est pas difficile de remplir son esprit de pensées de prospérité, de la pensée que notre Père céleste est la Source de l'abondance, le Possesseur de toutes les fortunes de la terre, et qu'il est infiniment meilleur et plus désireux de notre bien-être, que la plus tendre mère peut l'être du bonheur de son enfant.

Nousn'avons encore utilisé qu'une bien faible partie des ressources du monde. Ghaaue habitant de cette terre foule aux pieds, chaque jour, des secrets qui émanciperaient l'homme du travail pénible, et lui permettraient de vivre heureux, au lieu de dépenser la majeure partie de son existence à gagner tout juste de quoi vivre. Jusqu'ici, dans la grande majorité des cas, nous n'avons vécu que de la coque des choses. Nous commençons maintenant à entamer l'amande, parce que nous arrivons à comprendre les puissances cachées en nous-mêmes, ainsi que les ressources illimitées de l'abondance qui est en Dieu. Ici et là, des gens se rendent maîtres de la loi de l'opulence. Ils démontrent qu'on peut vaincre la pauvreté en se faisant soi-même un aimant qui attire la prospérité, c'est-à-

Marden. — Attitude victorieuse. 9

dire en pensant et en travaillant en conformité avec la loi de l'opulence, de Tabondance.

Il est vraiment monstrueux que tant d'enfants de Dieu meurent de faim sur les bords du courant de l'abondance, si plein de toutes les bonnes choses de l'univers. Il n'y a pas d'excuse pour l'horrible misère et les souffrances qui existent sur la terre. Il n'y a aucune raison pour que les enfants du Roi des rois soient harassés et torturés, conduits prématurément au tombeau par la pauvreté, car le Créateur a pourvu richement aux besoins de tous ses enfants, afin qu'ils aient en abondance tout ce qui leur est nécessaire. Il n'y a aucune raison pour que ceux qui ont en héritage tous les biens de la terre restent pauvres.

Quand nous affirmons notre divinité et réclamons notre héritage ; quand nous réalisons que, par droit de naissance, nous sommes en relation avec la Source de tous les biens ; quand nous savons que Dieu n'a jamais eu Tintention que ses enfants soient pauvres ou souffrent de la faim, alors nous avons posé le principe qui est à la base de la prospérité.

Prenez l'attitude victorieuse envers la vie, et vous surmonterez toutes les conditions défavorables.

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