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CHAPITRE VIII

La suggestion ae 1 infériorité.

De même que les initiales que les garçons taillent dans l'écorce des jeunes arbres forment de vilaines cicatrices quand l'arbre a grandi, de même les suggestions d'infériorité, gravées dans l'esprit de l'enfant, forment de vilaines cicatrices dans la vie de l'adulte.

Vous pouvez réussir quand les autres ne croient pas en vous, mais vous ne réussirez jamais si vous ne croyez pas en vous-même.

JA^•s les anciens temps, les criminels, les fugitifs et les esclaves étaient mar- ^ ^^^fe^ qués au fer rouge. Les mots «je suis ^^f^l^^^ff^^ un fugitif», «je suis un voleur», ou d'autres indiquant leur crime ou leur infériorité, étaient imprimés sur quelque partie de leur corps. A Rome, les voleurs étaient marqués au front d'une lettre dégradante. Les travailleurs dans les mines, les convicts et les gladiateurs étaient aussi marqués au fer rouge. En Grèce, les esclaves étaient parfois

marqués d'un fragment poétique aimé de leur maître. En France, l'empreinte gravée au feu, que portaient les esclaves et les criminels, prit souvent la forme d'une fleur de lys. En Angleterre, les déserteurs de l'armée étaient marqués de la lettre D, et les vagabonds, les voleurs et les braillards portaient une marque qui témoignait de leur disgrâce.

La coutume barbare d'imprimer sur les êtres humains la marque du crime ou de l'infériorité persista en Amérique, même lorsqu'elle eut été abolie dans la mère patrie. «La lettre rouge» de Hawthorne nous donne une vivante peinture des souffrances infligées aux délinquants par les Puritains moralistes du temps des colons. L'héroïne tragique Rester Prynn, n'eut jamais la permission d'oublier son péché, la sinistre lettre rouge avec laquelle on l'avait marquée proclamait sa honte auprès de tous ceux qu'elle rencontrait. Longtemps encore après la période des colons, jusqu'au jour de leur émancipation, les esclaves de la chrétienne Amérique portaient, gravées au fer rouge, les initiales de leur possesseur, tout comme dans la Grèce et la Rome païennes.

La seule idée de cette façon de marquer d'un signe indélébile la disgrâce ou l'infériorité des êtres humains nous choque, nous, gens modernes. Gepen-

dant, nous n'hésitons pas à marquer encore aujourd'hui certaines gens avec la lettre rouge de la proscription ou la marque à feu de l'ostracisme. Nous gravons l'empreinte du criminel surnos prisonniers, en rasant leur tête et en leur faisant porter un costume spécial, qui leur suggère constamment qu'ils sont hors la loi, des criminels, des êtres à part de rhumanité.y

Nous employons même notre marque à feu dans notre propre demeure. Pour satisfaire notre vanité, nous forçons nos domestiques à porter, comme marque de leur infériorité, une livrée qui leur rappellera qu'ils sont d'un rang inférieur au nôtre. Sans cette marque, la servante pourrait, dans bien des cas, être prise pour la maîtresse, et le valet pour le maître qu'il surpasse d'apparence et de caractère.

11 y a certains droits inaliénables que les êtres humains ont hérité de leur Créateur, droits qu'aucun homme, aucune autorité ne doit pouvoir leur enlever. Peu importe l'offense commise par tel ou tel envers la société, nous n'avons aucun droit de le dégrader en le plaçant au-dessous du niveau des êtres humains; nous n'avons aucun droit de le bombarder avec la suggestion de la dégradation, de l'infériorité qui, presque certainement, en fera moins qu'un homme.

d'abaisser son estime de lui-même à tel point, que nous lui enlevions la possibilité de reconquérir le respect de l'humanité et sa position dans la société. Nous n'avons pas le droit d'exiger que ceux qui travaillent pour nous, portent la livrée, signe d'infériorité. Nous n'avons pas le droit d'imprimer perpétuellement la suggestion de l'infériorité dans l'esprit d'aucun être humain.

Un des plus grands torts que nous puissions faire à quelqu'un est de le convaincre qu'il n'est rien, et qu'il n'arrivera à rien. La suggestion d'infériorité est responsable de plus d'ambitions détruites, de plus de vies manquées, de plus d'insuccès, de misères et de malheurs, que toute autre cauFe. De même que la goutte d'eau tombant sur une pierre parvient à la creuser, ainsi la constante répétition d'une constatation la fera accepter. Même si les faits la contredisent, une constante suggestion présentée à l'esprit nous impressionne en dépit de nous-mêmes, et tend à nous faire croire à sa réalité.

Quand le poids de la guerre civile écrasait presque Lincoln, quand il était de mode de le dénoncer, de le critiquer et de le condamner, quand il était caricaturé sous la figure d'un monstre hideux, on l'entendit un jour se dire en traversant le vestibule

de la Maison Blanche : « Mais, Lincoln, es-tu un chien ou es-lu un homme?» Il semble que pendant ces jours sombres, Lincoln ait quelquefois douté d'être réellement l'homme que ses amis connaissaient, plutôt que celui qu'une presse antagoniste représentait.

La malédiction de la suggestion de l'infériorité ne tend pas seulement à détruire notre confiance en nousmêmes, mais elle réussit souvent à donner à l'innocent l'apparence d'un coupable. Quand le capitaine Dreyfus, grâce à une terrible conspiration, fut accusé du crime de trahison envers la France, il prit extérieurement l'apparence d'un coupable. Quand, en présence d'une grande foule, à Paris, il fut dégradé et dépouillé de tous les insignes de son rang d'officier, quand ses épaulettes et les boutons de son uniforme furent arrachés et son sabre brisé, quoiqu'il fût conscient de son innocence, son attitude déprimée lui donna l'air d'un coupable. Et, à part quelques amis qui croyaient en lui, la multitude de ceux qui assistaient à sa disgrâce publique étaient persuadés que cette attitude prouvait sa culpabilité. Le cerveau de rinfortuné Dreyfus était un poste récepteur télégraphique influencé par la haine, le mépris de millions de gens, qui le considéraient comme un vil traître

ayant vendu un précieux secret militaire à TAllemagne.

Nous sommes tous influencés, en bien ou en mal, par la suggestion, mais les enfants et les jeunes gens y sont tout particulièrement accessibles.

L'enfant a naturellement confiance en ses parents et dans ses maîtres, et accepte comme vérité tout ce qu'ils lui disent. Il a une foi implicite en leur savoir et en leur expérience, et quand ils lui disent qu'il est stupide, maladroit, lourd ou mauvais, il accepte leur verdict. Il en prend son parti, il se croit un imbécile, et pense que ses supérieurs ont raison en affirmant qu'il ne sera jamais bon à rien.

Il est criminel de la part d'un parent ou d'un instituteur de marquer un enfant au fer rouge de la stupidité ou de la méchanceté, de lui dire qu'il n'y a rien de bon en lui et qu'il n'arrivera jamais à rien. L'effet que de telles paroles peuvent produire sur un sensitif est désastreux. Des milliers de garçons et de jeunes filles ont été mentalement rabougris, leur carrière a été entravée, et dans quelques cas complètement ruinée, par cette cruelle suggestion d'infériorité.

J*ai connu des hommes qui ont tellement reproché à leurs fils leur stupidité, que ceux-ci se sont

imaginé qu'ils étaient presque idiots et n'arriveraient jamais à rien. Et en effet, plusieurs d'entre eux ne donnèrent rien de bon, grâce à la conviction d'infériorité suggérée par leur père. Je me souviens d'un garçon sensitif, qui pour la moindre peccadille était constamment injurié par son père, qui le traitait d'imbécile, de stupide, de maladroit, de propre-àrien. Le pauvre petit perdit si complètement la confiance en lui-même, et devint si poltron, qu'il n'osait plus regarder personne en face. On ne pouvait le décider à entrer dans la maison quand il y avait des visites. Il se dérobait, et allait se cacher dans un hangar, jusqu'à ce qu'elles fussent parties. 11 en arriva même à fuir les garçons de son âge et les voisins qu'il connaissait depuis son enfance. Ce garçon était cependant intelligent, et quand la mort de son père le livra à ses propres ressources, il parvint par sa force de volonté et sa persévérance, à se faire une place honorable dans la société. Mais il ne put jamais se débarrasser complètement de la conviction de son infériorité ou de son manque d'habileté lorsqu'il se comparait à ceux qui l'entouraient. Toute sa vie a été entravée par ces pernicieuses suggestions. Chaque fois qu'on lui demandait d'assumer une responsabilité, de faire partie d'un comité, de parler en

public, ou de se mettre en avant de quelque manière que ce soit, les impressions mentales reçues dans son enfance se dressaient devant lui et paralysaient sérieusement ses efforts, tout en le privant d'une des meilleures choses de la vie, de la joie qui vient de la spontanéité et delà libre manifestation de soi-même. ^ Les enfants sont affectés par le blâme ou la louange, tout comme les animaux. Il est facile, au moyen de mauvais traitements, d'enlever l'expansion à un chien, au point qu'il fuira, la queue entre les jambes, avec l'air d'un coupable. Les éleveurs de chevaux disent que lorsqu'un cheval a été battu plusieurs fois, il perd confiance en lui-même. Son entrain disparaît, et quand il voit les autres chevaux trotter de pair avec lui, ou même le devancer, un tant soit peu, il ne veut plus courir. La perte de la confiance en soimême a empêché bien des jeunes gens, qui avaient de réelles qualités latentes, de tenir leur rang dans la grande course de la vie.

Il y a des milliers et des milliers de garçons qui ne se développent pas rapidement. Leurs cerveaux sont bien conditionnés, mais ils travaillent lentement, ce qui les fait mal juger et méconnaître par leurs parents et leurs instituteurs. Dans d'autres cas, la stupidité et la lenteur reprochées à certains

enfants ne sont qu'apparentes. Elles sont souvent la conséquence de la timidité, de la réserve, d'une pudeur excessive. Ces enfants n'osent pas s'affirmer, surtout dans les familles où la discipline est sévère et stricte ; ils ont peur de parler à haute voix et d'exprimer leurs sentiments.

La suororestion d'infériorité renforce ce défaut jusqu'à ce qu'il devienne une manie. La plupart des tragédies qui suivent les examens de nos écoles publiques et de nos collèges sont le résultat d'un sentiment poignant d'infériorité. Chaque année, les élèves de ces établissements souffrent d'une dépression nerveuse, qui peut même les conduire au suicide, pour avoir « raté » leurs examens. Le chagrin et l'humiliation que leur procure le sentiment d'infériorité suggéré par leur insuccès, les déprime. Dans la plupart de ces cas, c'est un manque de confiance, et non un manque de capacité, qui est la cause de leur insuccès.

Et si la suggestion d'infériorité est assez puissante pour conduire des jeunes gens au suicide, son contraire, la suggestion de supériorité, multiplierait certainement l'habileté des jeunes gens et opérerait des miracles dans leur carrière.

Un enfant ne devrait jamais entendre quoi que ce

soit qui puisse lui faire croire à son infériorité. Toute son éducation doit tendre à développer la confiance en lui-même, en ses forces, en ses possibilités. L'enfant qui est impressionné, pendant les années de son développement, par l'idée de son infériorité, souffre un tort que rien ne pourra compenser dans les années subséquentes.

Bien des jeunes employés, spécialement ceux qui sont sensibles, sont lésés d'une façon irréparable par des chefs qui les trouvent constamment en défaut, qui leur reprochent leurs moindres erreurs, et ne leur accordent jamais une parole de louange ou d'encouragement, même lorsque leur travail le mérite.

L'enthousiasme est Tâme du succès, et l'on ne peut être enthousiaste pour son travail, ni y trouver de la joie, lorsqu'on n'est jamais encouragé et qu'on vous persuade qu'on ferait mieux d'entreprendre autre chose. Cette constante dépréciation et la continuelle suggestion d'infériorité ont ruiné plus d'une existence.

Un jeune écrivain, par exemple, est souvent rebuté dans ses premiers efforts, grâce à la critique sévère de son premier livre, ou au renvoi de son manuscrit par un éditeur qui ne l'encourage pas à continuer. La crainte de la critique et de l'humi-

liation, la peur d'être appelé fou ou stupide, a fané dans sa fleur la carrière de plus d'un jeune homme de talent qui, encouragé, aurait pu fournir une œuvre splendide.

De la même manière, un futur ecclésiastique ou un orateur en germe ont été découragés par Tinsuccès et rhumiliation du ridicule. En d'autres termes, à moins qu'un jeune homme ne soit doué d'une énergie indomptable, la suggestion d'infériorité, les perpétuelles gronderies et les découragements peuvent sérieusement entraver sa carrière.

Si, au lieu de blâmer constamment les petites fautes et les méprises de ceux qui sont sous leurs ordres, et de prophétiser leur insuccès, les parents, les instituteurs, les patrons, et tous ceux qui ont charge d'âmes voulaient reconnaître et apprécier les qualités de ceux qu'ils élèvent ou emploient, il y aurait moins de misères et de crimes dans le monde, moins d'insuccès et de naufrages d'êtres humains.

La perpétuelle suggestion d'infériorité empêche bien des peuples de donner ce dont ils seraient capables. Dans l'ancien Monde, en Chine, au Japon, aux Indes, en Angleterre et dans d'autres contrées européennes, que de maux ont été causés par les «castes»! Que d'hommes et de femmes intelligents

et capables ont été maintenus dans des positions inférieures, parce qu'ils ont été élevés dans la croyance qu'un domestique doit rester domestique, que leurs parents ayant été d'une condition inférieure, ils ne seront jamais eux-mêmes que des êtres inférieurs !

Quels cerveaux bien organisés, et quelles riches personnalités nous voyons remplir le rôle de serviteurs dans les hôtels, les restaurants et les maisons privées de l'Europe — personnalités souvent bien supérieures aux propriétaires eux-mêmes ! Saturés de ridée que le fils doit suivre les traces du père, et quoiqu'infîniment supérieurs à ceux qu'ils servent, ces hommes restent garçons de café, sommeliers, cochers, jardiniers ou humbles employés. Peu importe les talents qu'ils possèdent, ils sont tenus en laisse par la conviction inébranlable que leur naissance a déterminé leur position dans la vie. Ils sont convaincus que les barrières élevées, l'hérédité et les castes, instituées par un système féodal désuet, sont insurmontables.

Quoique nous. Américains, nous critiquions sévèrement et dénoncions les distinctions de classes dans les autres pays, nous nous rendons coupables des mêmes errements, spécialement en ce qui concerne

une fraction de nos compatriotes, les Américains de race nègre. Quelque bien élevés, capables, fins ou charmants que soient un homme ou une femme, s'ils ont, ne fût-ce qu'une goutte de sang nègre dans les veines, nous les marquons du stigmate de Tinfériorité de race.

J'éprouve une réelle sympathie pour les gens de couleur, spécialement pour les hommes et les femmes bien élevés de cette classe, qui doivent souffrir vivement de l'éloignement qu'inspire leur race. Les blancs les évitent partout, refusent de s'asseoir à côté d'eux dans les endroits publics, dans les églises, les trains et les omnibus. Dans le Sud, on ne leur permet même pas de voyager dans les mêmes trains que les blancs. Nos hôtels, nos écoles privées, nos endroits publics, et même beaucoup de nos églises, pratiquent ce même éloignement. Les églises prétendent ne pas repousser les gens de couleur, mais leurs membres les éloignent pratiquement par leur attitude.

Partout, dans notre pays où nous proclamons que tous les hommes sont nés libres et égaux, les nègres sont entravés, placés à leur désavantage. De toutes sortes de façons, les blancs les humilient constamment, leur rappelant qu'ils appartiennent à une race

inférieure, et qu'ils doivent céder la place à ceux qui sont nés dans des conditions plus favorables. Cette constante suggestion de l'infériorité a déprimé les gens de couleur, parce qu'elle a renforcé leur sentiment d'infériorité réelle ou imaginaire, et les a découragés dans leurs efforts pour se faire les égaux de ceux qui les méprisent.

Nous ne pouvons pas nous empêcher d'être influencés par l'opinion que les autres ont de nous. Nous sommes de même influencés par notre environnement, inconsciemment nous partageons la supériorité ou l'infériorité de ceux qui nous entourent. C'est pourquoi, en choisissant une carrière, il faut éviter les occupations qui ont une tendance démoralisatrice. Toute suggestion d'infériorité est contagieuse et tend à diminuer nos possibilités.

L'influence de notre environnement est une suggestion qui devient une partie de nous-mêmes. Si nous vivons avec des gens qui manquent d'ambition, qui sont négligents, malpropres, ou avec des gens qui n'ont point de moralité, point d'idéal, nous finirons par leur ressembler. Si nous nous mêlons à des gens qui parlent mal, qui ne soignent ni leurs manières, ni leurs expressions, leurs défauts déteindront sur notre conversation et nos manières. Si nous lisons

de mauvais livres, ou si nous nous associons avec des gens qui négligent leur ouvrage, qui ne réussissent en rien, nous souffrirons de la contagion.

Peu importe que l'infériorité soit dans les manières, le travail, la conversation, la compagnie ou les pensées, partout où on la rencontre, sa tendance est de rabaisser l'idéal, et de ruiner la possibilité du progrès. Nous sommes tous des plaques sensibles sur lesquelles se gravent d'une façon indélébile les pensées et les suggestions des autres, aussi bien que nos propres pensées et nos habitudes.

Je voudrais imprimer en lettres de feu dans la conscience de toute personne qui désire réussir dans la vie, qu'elle n'y parviendra jamais tant qu'elle s'associera avec l'infériorité et aura peu d'estime pour elle-même. Eloignez-vous de ces deux dangers, n'avez rien à faire avec eux. Si vous êtes la victime de la suggestion de l'infériorité, repoussez cette suggestion, chassez-la de votre esprit comme la plus grande ennemie de votre développement.

Vous ne pouvez faire que ce que vous croyez pouvoir faire. Si vous doutez de votre capacité, vous êtes entravé, vous n'êtes plus libre de vous manifester ; vous élevez une barrière entre vous et la puissance qui exécute.

Marden. — Attitude victorieuse. *"

La défiance de soi-même est contagieuse ; les autres l'éprouvent à leur tour à votre égard, et leurs pensées s'ajoutent aux vôtres pour vous priver de toute confiance en vous-même, confiance qui seule, cependant, donne la force d'accomplir son devoir. Peu importe ce que les autres disent ou pensent de vous, ayez toujours dans l'esprit une haute idée de vous-même ; ne vous permettez jamais de douter de votre capacité de faire ce que vous entreprendrez. Vous ne pouvez être inférieur, parce que vous avez été créé à l'image de Dieu. Vous pouvez, si vous le voulez, faire de votre vie un chef-d'œuvre, parce qu'il rentre dans les plans de votre Créateur qu'elle le soit.

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