‹ L'aube romantiqueChapitre 105 sur 144 · CLVI. — D'Emile Deschamps · texte numérisé non relu

CLVI. — D'Emile Deschamps

Cher Jules, Soumet m'avait raconté, chezLadvocat, ce libraire écrasé par Chateaubriand, qu'il y a assez d'un homme d'un généreux talent, ce sérail beaucoup trop de vous; mais il nous reste Dupont, Tastu, etc. Tout triste que je suis de mon côté, rien ne m'est égal de ce qui vous touche, je m'en

220 I. AUBE ROMANTfQTE

dédommag-e bien, je vous jure, pour ce qui me regarde.

Vous êtes malade, cher ami, mais malade de la vie et la maladie sera très longue, je vous en préviens. Vivez, aimez, souffrez et chantez. Parlons du cimetière, du fauteuil et non de celui de la Chaise (26 1). On n'est que quarante dans le premier; mais, on y est mort comme quarante mille; à moins qu'on y soit somnolent comme Chateaubriand et Soumet. Vous pouvez choisir. Vous ne pourrez jamais choisir des amis qui vous aiment autant qu'Aglaé et moi.

EMILE [deschamps].

Dimanche matin.

Page 1