‹ L'aube romantiqueChapitre 106 sur 144 · CLVII. —DeJ. A. Wi2/s/i · texte numérisé non relu

CLVII. —DeJ. A. Wi2/s/i

Paris, le 19 janvier 1836.

Mon bien cher comte.

Vous prouvez à mon fils que vous l'aimez beaucoup . Il faut que vous rac prouviez aussi que vous m'aimez un peu. Envoyez-moi donc une toute petite ballade qui aille à notre Echo, revue catholique. Donnez-nous tout de suite pour le 22 de ce mois quelque chose de tout fait ; quelque chose de vous et ce nous sera de l'or et mieux que cela, de l'honneur. Adieu, au revoir, tout de cœur, à vous.

V'^ WALSfl,

rédacteur en chef de l'Echo de la vieille France .

GLVIH. — DeJ.A. Walsh.

Mon cher comte,

J'ai failli mourir, j'ai été très près de m'en aller de ce monde et en pensant à ceux qui lui restaient pour le rendre plus noble et meilleur, je me suis souvenu du fils de la harpe, des hommes qui savent de magiques paroles pour consoler leurs frères. Je me souvenais de vous et je me disais : je suis fâché de partir si vite.

Enfin, je ne suis pas parti et vous allez vous apercevoir, cher comte, que je reste, car je vais vous ennuyer. Je viens vous demander quelques lignes de vous. Des lignes qui aillent à notre Echo de laFrance — c'est pour lui faire corameun chant de cygne, car il va mourir. Ayez pitié de lui et pour que l'on se souvienne de lui, qui vous a aimé, prêtez-lui votre nom à ses derniers moments, ça peut lui valoir une résurrection.

Tout de cœur, à vous.

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