CLXIX. — De i/me Marie Nodier'Mennessier
Pardonnez à mon importunité, monsieur le comte, de vous choisir pour intermédiaire entre elle et M. de Peyronnet; mais je me persuade qu'une lettre de vous fera très bien passer une lettre de moi. J'ai même la vanité de croire que le dédommagement l'emportera sur l'ennui. D'ailleurs j'avais probablement besoin d'un prétexte pour vous remercier d'une toute charmante épître qui m'a comblée de joie et de fierté et que j'ai lue et relue à tous les miens et à moi-même presque sans confusion, tant j'ai de peine à penser que tant de gracieuses choses que je ne mérite guère, s'adressent véritablement à moi.
Veuillez agréer avec mes excuses, monsieur le comte, l'assurance de mes sentiments les plus distingués.
MARIE NODIER-MENNESSIER. [17nov. 1836.]