‹ L'aube romantiqueChapitre 130 sur 144 · CXCI. — De Berryer (agS · texte numérisé non relu

CXCI. — De Berryer (agS

Dimanche, 12 novembre 1858.

Monsieur et bien cher ami, Pardonnez-moi d'être demeuré si longtemps sans répondre à votre tout aimable lettre ; deux voyages que j'ai faits en grande hâte depuis que je l'ai reçue et les continuelles occupations et préoccupations que vous savez ne m'ont pas laissé assez libre pour user des moments au gré de mes aiTections et vous remercier à la fois de votre bienveillant souvenir et des rassurantes nouvelles que vous me donnez de notre si cher Falloux. J'aurais bien souhaité causer avec lui de notre grand procès, aussi d'aller à l'audience avec mes seules pensées ; voici que nous sommes appelés à rentrer en carrière ; nous n'y ferons pas faute ; mais le reg-ret de ne pas recevoir les inspirations de cet ami redouble en moi. C'est du moins un g-rand secours que l'assentiment et l'encouragement venus d'amis tels que vous ; on prend confiance en soi-même à se sentir en intelligence avec de tels esprits et de si nobles cœurs.

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Dites donc à Falloux que je désire beaucoup lire certaine lettre de lui dont on m'a parlé, au sujet des promenades impériales dans les champs de Bretag-ne et de la façon dont un prince de l'Eglise a courtisé le triste aA'enturier.

Veuillez, monsieur et ami, recevoir, avec mes remerciements, l'expression bien sincère de mon cordial attachement et distribuer autour de vous mes hommages, amitiés et compliments.

Tout à vous

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