CXCII. — D'Emile Deschamps
Versailles, janvier 18G1.
Pourquoi parler de cinquantaine ?
Là, dans le plus coquet des nids Amener avec leur futaine Monsieur et Madame Denis ?
Doux regard, aussi doux langage, Telle est Nina, toujours elle a Des petits enfants... mais je gage N'est point grand-mère pour cela.
Et Jules qui jamais ne jeune De vers divins, d'esprit charmant, Jules n'est pas vieux ! seulement, Voilà... quelque temps qu'il est jeune.
Vous voyez, cher Jules, à quels délicieux vers je
L AUBE ROMANTIOUK
réponds si mal ! C'est ^1""= E. D qui a bien
voulu m'en donner une copie, c'est elle qui veut bien protég-er les miens jusqu'à vous. Je suis très malade ; mes vers vous le diront assez, sans que ma prose le rabâche. Vous, cher Jules, chère Nina, chers tous, soyez bien portants et heureux afin que j'aie encore de la santé et du bonheur.
Je vous embrasse de tout mon pauvre et tendre cœur ainsi que vos trois fils, qui ne valent pas mieux que vous, mais que personne n'ég-ale.
Il me reste juste la force de tomber aux pieds de Nina, j'en profite avec enthousiasme.
EMILE [deschamps].