‹ L'auberge des Adrets; drame en trois actes, à spectacleChapitre 34 sur 71 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Lks PnÉ(^ÉDEiyTs , PIERRE , ROGER , Gendarmes.

PIERRE

Ah ! monsieur Roger , vous avez mis vos chevaux à l'écurie !

ROGER

Oui ! ils déjeuneront... c'est notre tour maintenant... Pierre, du jambon, (A ses gens. ) Il est excellent ici.

PIERRE

J'vas vous servir ça.

ROGER

Sur-tout du bon vin.

Soyez donc tranquille : les pratiques ont du meilleur. Tenez, mettez-vous là, vous déjeunerez avec ces messieurs.

BERTRAND

Peste soit des convives ! je me serais bien passé de l'honneur!

ROGER

J'ai vu ces gens-là quelque part, Pierre...

PIERRE

Plaît-il?

ROGER, bas.

Goimais-tu ces deux hommes?

PIERRE

Ce sont deux voyageurs qui ont passé la nuit

BERTRAND, bas à Rémond.

Comme il nous examine !

ROGER

En effet!... je les reconnais, je les ai rencontrés hier sur la route.

PIERRE

Ce sont de braves gens, ben honnêtes, ben tranquilles ; le premier est un chanteur, il fait tout ce qu'il veut de sa voix.

ROGER

Alors, il devrait s'en faire un pantalon. RÉMONU, basa Bertrand.

Je ne me trompe pas, c'est le sous-officier qui nous a si bien toisés hier tandis que nous lui montrions nos passe-ports.

BERTRAND

Au diable la rencontre !

REMOND se prOméne en fredonnant.

Oe l'audace, de l'aplomb.

(Cliiiiitaiit. ) La tendre Annette S'en va seulcite Soiu la coudrelte Chanter le Robin des bois.

BERTRAND

Pourtjuoi?

Page 1