F L O II K X T
Est-ce qu'il sera là décidément?
LOUISE
Je ne crois pas : il m'a fait prévenir qu'il a un baptême à six heures.
FLORENT
Quand je te dis qu'il a peur d'elle? Est-ce (ju'on baptise à six heures, au mois de février? A moins de prendre une lanterne.
LOUISE
En attendant...
FLORENT
En attendant, c'est à toi d'avoir du courage.
LOUISE
Tu crois qu'il vaudrait mieux la prévenir?
FLOUENT.
Oh! pour ça, sûrement!
LOUISE
Eh bien! je vais essayer.
FLORENT
Ecoute ! Si tu la préviens avant que j'arrive, c'est toi qui iras jeudi voir le petit à Auxerro.
36 L'AUBERGK DES MARINIERS
Vrai? Tu voudras bien?
FLOUENT.
Je te le promets... Et, là-dessus, je m'en vas.
LOUISE, qui l'embrasse.
Va, mon cher homme, va ! (khc l'aide à passer la peau de bique.) Et tâche de lui donner du courage;, à elle aussi.
FLORENT
Elle doit en avoir besoin... Pauvre Irma, que j'ai connue si contente de vivre!
LOUISE, après hésitation en lui arrangeant sa cravate.
Dis donc, ne sois pas non plus trop gentil avec elle.
FLORENT
Gomment dis-tu ça? Voyons, regarde-moi un
peu... (lUle se dcitourne en souriant.) Ail 1 Ça, CSt-Ce
que tu vas te mettre à être jalouse ?
LOUISE
Le bon Dieu m'en préserve !
FLORENT
A la ])onne heure i Allons, au revoir!
11 va ouvrir la i)urle du fond.
LOUISE
C'est vrai, je te retarde là avec mes folies. Tu as les couvertures ?
L'AUBERGE DES MARINIEllS 37
FLORENT
Oui, oui...
A ce moment. Gavotte, (inniard et son neveu paraissent à la porlc (le tfauche, cJA^tAUn.
Gomme ça, te \'\h parti!'
FLOUKXT.
(Jomine tu vois!
GAMARD
Bon voyage !
GAVOTTE, fredonne.
Et bon vent!
FLORENT
Merci...
Il sort iiar la droite. — ou entend la voiture se mettre en train el s'éloi.yner.