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souffle sonore. La consonne en effet opère un resserrement des voies pharyngo-buccales et même leur fermeture ; et toujours rocclusion est plus accusée que celles qui s'observent pour la formation des voyelles. Fermeture et ouverture du courant sonore, c'est le jeu articulatoire. .
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A ce point de vue, tous les éléments delà parole, consonnes et voyelles, ont d'intimes relations d'origine.
La fermeture de Torifice générateur est complète avec P, T, C ; et, à Touverture, l'explosion par suite plus vive, dans PA, TA, CA ; mais elle a lieu également dans CHA, SA, FA, etc., car la segmentation du son, qui forme Tarticulation, ne peut être obtenue que par celle du courant aérien (V. fig. 7, 1 1 ).
Derrière cet obstacle au souffle, la pression intérieure de Pair s'accroît, et quand Touverture a lieu, le courant jaillit, et la voyelle fait explosion ; c'est ainsi que la faible ou muette consonne dynamogénise Técla tante voyelle, qu'elle bouscule les éléments constitutifs de la voyelle si curieuse dans ses altérations évidentes sur les phonogrammes, bien qu'elle-même reste peu visible et appréciable seulement par ses effets.
D'après cela, on comprend pourquoi les malformations du voile qui le rendent inapte à fermer l'orifice pharyngo-nasal, ou les perforations du voile, sont l'origine de troubles du langage et d'assourdissement de la parole. Les sons nasaux, qui ont leur écoulement en partie par les cavités nasales, toujours ouvertes alors, doivent à cette circonstance, en plus de leur timbre particulier, une sonorité sourde et basse (NOU,PAN)j puisque l'augmentation de pression de l'air intérieur reste faible.
L'intensité sonore de la voix, absolument nulle au moment où le resserrement buccal se produit pour donner P, T, C, B, D, G, atteint son maximum avec les sons A, O, E, Ê, AN, etc., c'est-à-dire que la force de la voix est en rapport surtout avec l'ouverture des voies aériennes ; elle s'affaiblit graduellement suivant les degrés de l'occlusion du canal résonnateur. On trouve dans les auteurs un classement des sons de la parole suivant leur intensité ; nous avons donné celui du D*^ Wolf.
On a construit une sorte de gamme de la sonorité vocale où les sons, consonnes et voyelles, sont classés avec ordre ; voici pour les consonnes.
Il y a six consonnes muettes et instantanées, fortes : P, T, C, F, S, CH; six sont douces ou faibles : B, D G, V, Z, J ; six sont sonores : H, R, Y, M, N, GN. Dans ces dernières, la fermeture est incomplète ; et la pression intérieure s'abaisse continuellement; aussi l'intensité de la voix diminue
d'autant. Les consonnes, dites sonores, sont donc les plus faibles; tandis que P, T, C, B, D, G, T, K, CH, sont des explosives types et renforcent le son au maximum; F, S, CH sont des sifflantes, et R une vibrante.
Pour les voyelles, on les classe ainsi : trois voyelles fermées : OU, I, U ; trois demi-fermées : AN, E, EU; huit voyelles ouvertes, A, 0, È, É et les nasales : AN, ON, IN, IM. Les voies sont de plus en plus largement ouvertes de OU à A (1).
Le tableau suivant emprunté au Traité de physiologie de Beaunis montre les rapports entre les points ou régions d'articulations et le mode de formation pour les consonnes :
Régions (Tarliculalion