‹ L'AuditionChapitre 21 sur 33 · BONNIER · texte numérisé non relu

BONNIER

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passant par-dessus les chaînons les plus voisins pour aboutir à des relais très éloignés, et cela non seulement dans le sens ascendant, mais même, comme l'a montré H. Held, par voie descendante et récurrente. Ces connexions impliquent des voies d'association non seulement le long de la chaîne ascendante, mais aussi entre les noyaux des voies auditives de l'un et de l'autre côté.

Comme les noyaux correspondants de la moelle spinale, les noyaux auditifs ont des fihres adressées aux noyaux moteurs de même étage, comme le facial.

Enfin du corps genouillé interne et du noyau postéro-basilaire de la couche optique, ainsi que de l'anse latérale, des fibres convergent vers l'écorce de la première et d'une partie de la deuxième circonvolutions temporales. D'après les recherches de Larionow, dans le laboratoire de Bechterew, recherches faites sur le chien, des lésions partielles de l'écorce temporale produiraient des surdités partielles, c'est-à-dire que la perception des sons aigus ne se ferait pas aux mêmes points que celle des sons graves, ce qui indiquerait que la répartition des tonalités, si elle n'existe pas au niveau de la papille cochléaire, peut exister au niveau des centres, ce qui n'a rien de surprenant. Bechterew remarque que l'excitation des centres auditifs et des territoires voisins produit des mouvements divers du pavillon de l'oreille.

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