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FONCTIONS AUDITIVES

Chez les Poissons, h côté de la papille de saccule se détache une papille secondaire avec un petit diverticule nommé lagéna. Il est actuellement impossible de dire à quoi sert ce dernier appareil, s'il est encore seisesthésique ou déjà auditif. Mais une troisième formation apparaît avec les Amphibiens, chez tes Urodèles, et cette formation est déjà un limaçon simple, apportant le caractère fondamental de l'adaptation auditive si développée chez les Vertébrés inférieurs, à savoir la suspension de la i>apille sur une membrane susceptible de mise en oscillation totale.

On voit (fig. 27) un diverticulc (cp), conduit péri lymphatique émané de la cavité endocrânienne, et venant passer au-dessous de la pa- pille (b) de la partie ba- V.*!

silaire du futur limaçon.

Cette papille est ainsi SHspendue. Chez les Anoures, la chose est plus nette encore (fig. 28) et nous voyons de plus apparaître un diverti cul e pi^eumatique émané (te) delà cavité pharyngienne et qui vient suspendre le tympan, les osselets et la face exlcrae de la fenêtre ronde. Ces progrès dans la suspension des milieux

àh i.'ai.dition

inertes de l'oreille coïncident avec les nécessilés de la perception des ébranlements traversant les milieux aériens et de la mise en oscillation totale des milieux inertes de l'oreille sous la propagation d'ébranlements relativement faibles. C'est un énorme progrès dans la mécanique auriculaire chez les Reptiles (fig. 29).

Ce diverticule pneumatique suspend de plus une membrane fermant le conduit péril ymph a tique sousbasilaire, la rampe tympanique du futur Limaçon ; c'est la fenêtre ronde, la voie d'échappement du liquide labyrintliique oscillant en totalité, et ouverte maintenant sur le milieu élastique et aérien de la

PHYSIOGÉniE

caisse tympanique. C'est une délicatesse de plus apportée k la suspension du liquide labyrinthique.

Chez les Oiseaux et les Mammifères de nouveaux progrès s'accomplissent que nous étudierons chez

l'Homme. Ce sont ces délicatesses de suspension, et l'étalement de la papille basilaire suspendue qui vont permettre la sensation continue du son, c'est-à-dire l'audition tonale (fig. 3o).

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