A. — AUMONERIE DE L'ARMÉE D'ORIENT
En 1854, la guerre éclata entre la France et la Russie.
Dès le 6 mars de la même année, le Directoire de l'Eglise Luthérienne avait consulté M. l'amiral Baudin sur la possibilité d'obtenir la création d'une place d’aumônier protestant pour la flotte d'expédition qui se rendrait en Orient, et, peut-être, l'adjonction d’aumôniers de notre culte aux divers corps expéditionnaires. M. l'amiral, dont le Directoire demandait le concours auprès du Gouvernement en sa qualité de Président du Comité central des Eglises Réformées de France, avait accueilli cette idée avec une vive sympathie ; mais
(x) J. Bastide : Mistoire des protestants de France, cours élémentaire, Tous louse, 1885, page 22.
(2) Lettres écrites d'Orient, page 6,
Hope
la mort avait interrompu les démarches qu'il avait déjà commencées pour la réaliser (1).
Les Conférences pastorales, réunies à Paris au mois d'avril 1854, chargèrent leur bureau de présenter aux Ministres compétents une requête tendant à ce que le Gouvernement voulût bien accorder à nos coreligionnaires des aumôniers de leur culte, qui seraient traités sur un pied d'égalité avec les aumôniers catholiques. Voici le texte de cette requête, rédigée par M. Coulmann :
A Son Excellence Monsieur le Ministre des Cultes.