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tinople, pour retourner de là, plus tard, à son poste de Bagnères-de-Bigorre (1).
M. E. Frossard, écrit M. Vallette, n'avait accepté vocation pour l'Orient qu'à condition de rejoindre son poste ordinaire en été; le temps qu'il nous avait promis, il nous l’a donné, et il l’a employé à l’organisation du service auprès de l’armée, à Constantinople et en Crimée, avec une intelligence, un dévoüment et un succès qui lui assurent notre haute estime et notre profonde reconnaissance (2). «
Cependant la situation devenait de plus en plus sérieuse en Crimée. Le feu avait commencé devant Sébastopol. Les malades et les blessés affluaient dans les ambulances. M. Chardon, malgré son activité, sa Jeunesse et son courage ne pouvait plus suffire à la tâche.
M. Rœbhrig demanda à la Conférence de Constantinople l'autorisation d’aller le rejoindre en Crimée.
Croyez bien, écrivait-il à M. le Président du Directoire de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg en lui annonçant cette décision, que je ne fais ni un coup de tête ni un coup de cœur : J'obéis à la raison et au devoir. Après l'affaire qui a commencé lundi, 9 avril (1885), les ambulances sont pleines de blessés qu’il ne faut pas s'attendre à retrouver tous à Constantinople. Or, ces ambulances se trouvent disséminées sur
{1) Compte-rendu de la Commission mixte, 1858, page 11.
(2) L'Espérance, n° du 17 mai 1855, page 83.
Archives du Christianisme au dix-neuviéme siècle, n° du ‘12 mai 1858, page 82.
La plupart des communications faites par M. Vallette sur l’aumônerie d'Orient ont été adressées à l'Espérance et aux Archives du Christianisme de 1854 à 1856. Ces deux journaux ont été également consultés avec soin, mais nous citerons surtout le premier,