ACTE DEUXIEME
GERMAINE^ cherchant sur la table.
Le train arrive pourtant bien à trois heures!... Gomment se fait-il qu'il ne soit pas encore ici?
CONSTANCE
Mademoiselle attend quelque chose?
GERMAINE
Non, c'est...
Elle s'arrête.
CONSTANCE^ l'œil en dessous.
Alors, c'est peut-être quelqu'un ?
GERMAINE, vivement.
Quelqu'un?
CONSTANCE, qui se trouve près de la fenêtre, regardant machinalement au dehors.
Eh !... mais^ voyez ce beau monsieur, qui se promène de long en large devant la porte, et qui regarde de ce côté comme s'il n'osait pas entrer?
GERMAINE, courant à la fenêtre.
C'est lui. ...lui enfin!...
Elle va pour sortir.
CONSTANCE, l'arrêtant.
Mademoiselle ne va pas descendre sur le cours sans chapeau ?
GERMAINE, très alfolëe.
En effet, je n'ai rien à faire sur le coufs ! Je ne sais pas pourquoi je descendrais 1... Mais... mon père est sorti ?
CONSTANCE
Oui, mademoiselle.
GERMAINE
Et... ma tante?
constance.
Elle est à la musique.
C'est bien, Constance. Laissez-moi.
CONSTANCE, sans bouger.
Oui, mademoiselle.
GERMAINE, vivement.
Eh bien, retirez-vous 1
CONSTANCE
Oui, mademoiselle!., (sortant.) En v'ià, une histoire! Je vais prévenir mademoiselle !
Elle sort, tandis que Germaine, joyeuse, va à la porte-fenètre et fait signe à d'Albigny de venir. (Pantomime par laquelle on devine que celui-ci hésite... Elle lui fait signe qu'elle est seule, qu'il n y a rien à craindre. Elle le voit enfin se décider et va l'attendre, atfolêe, à la porte-fenêtre, qu'elle a ouverte toute grande.)