‹ L'aurore de la philosophie grecqueChapitre 112 sur 240 · LXXXIX. — Parménide, père du matérialisme · texte numérisé non relu

LXXXIX. — Parménide, père du matérialisme

Résumons-nous. Ce qui est est un plénum corporel fini, sphérique et immobile, et il n'y a rien en dehors de lui. Les apparences de multiplicité et de mouvement, d'espace vide et de temps, sont des illusions. Nous voyons par là que la substance primordiale dont les premiers cosmologues avaient fait l'objet de leurs recherches est maintenant devenue une sorte de «chose en soi». Elle ne reperdit jamais complètement ce caractère. Ce qu'Empédocle dénommera plus tard ses éléments, les soi-disant « homéoméries » d'Anaxagore et les atomes de Leucippe et de Démocrite sont exactement l'ccêtre» de Parménide. Parménide n'est pas, comme quelques-uns l'ont dit, le «père de l'idéalisme» ; bien au contraire, il n'est pas de matérialisme qui ne dépende de sa conception de la réalité.

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