‹ L'aurore de la philosophie grecqueChapitre 115 sur 240 · XCII. — Les corps célestes · texte numérisé non relu

XCII. — Les corps célestes

Nous devons maintenant examiner les vues cosmiques générales exposées dans la seconde partie du poème. Les fragments sont maigres, et la tradition doxographique difficile à interpréter; mais nous avons des éléments suffisants pour montrer qu'ici encore nous sommes en terrain pythagoricien. Toute discussion du sujet doit partir de l'important passage d'Aétius que voici :

Parménide soutenait qu'il y avait des couronnes se croisant les unes les autres^ et s'encerclant l'une l'autre, formées respec-

1 Notez l'identification de l'élément dense avec r«air» dans [Plut.] Strom., cité p. 215, n. 2; et pour l'identification de cet «air» avec r « humidité et l'obscurité », cf. chap. I, § 27, et chap. V, § 107. 11 y a lieu de remarquer, en outre, que Platon place cette identification dans la bouche d'un Pythagoricien (Tim. 52 d).

- Voir plus haut, p. 123.

* Il paraît très probable que ina/Xr^Koui signifie ici « se croisant les unes les autres » comme la Voie lactée croise le Zodiaque. Le mot ÈTtctÀXTjXoî est opposé à TiapâXXTjXoç.

tivement de lelément rare et de l'élément dense, et qu'entre celles-ci il y en avait d'autres, formées d'un mélange de lumière et d'obscurité. Ce qui les environne toutes est solide comme une muraille, et dessous il y a une couronne de feu. Ce qui se trouve au milieu de toutes les couronnes est sojide aussi et entouré également d'un cercle de feu. Le cercle central des couronnes mixtes est la cause du mouvement et du devenir pour tout le reste. Il l'appelle « la Divinité qui dirige leur cours», la «Gardienne des Lots» et la « Nécessité». Aét. II. 7, 1 (R. P. 126; DV 18 A 37).

Page 1