Agglutinant 2 la farine avec de l'eau
35. 36. Mais je vais maintenant reporter mes pas sur les sentiers du chant, que j'ai parcourus auparavant, tirant de mon discours un nouveau discours. Quand la Haine fut tombée au plus profond abîme du tourbillon, et que l'Amour en eut atteint le centre, toutes les choses se réunirent en lui, pour n'être qu'Une seulement ; non pas toutes à la fois, mais en se réunissant selon leur volonté, l'une venant d'une direction, l'autre de l'autre; et quand elles se furent mélangées, d'innombrables tribus de créatures mortelles furent çà et là répandues. Bien des choses, cependant, restèrent non mélangées, alternant avec celles qui se mélangeaient, à savoir toutes les choses que la Haine tenait en suspens ; car elle ne s'était pas encore entièrement retirée d'elles jusqu'aux limites extrêmes du cercle. Pour une part, elle restait encore à l'intérieur ; pour une autre, elle était sortie des membres du Tout. Mais, dans la mesure où elle continuait à se répandre au dehors, un doux et immortel cou-
' Le mot ;j-ovÎTj, s'il est exact, ne peut pas signifier « repos », mais seulement solitude. Il n'y a pas de raison de changer •âeptTjYéi, quoique Simplicius ait usotYifjfl-éi.
2 Le masculin zoXXrjaaç montre que le sujet ne peut avoir été $tX6rT)ç, et Karsten avait sans doute raison de croire qu'Empédocle faisait intervenir un l)oulanger dans sa comparaison. C'est dans sa manière d'emprunter des exemples aux arts humains.
EMPÉDOCLE d'aGRIGENTE 247
rant d'irréprochable Amour continuait à affluer au dedans, et aussitôt devenaient mortelles ces choses qui auparavant avaient été immortelles ; et ces choses étaient mélangées, qui avaient été non mélangées, chacune changeant de sentier. Et à mesure qu'elles se mélangeaient, des tribus innombrables de créatures mortelles étaient çà et là répandues, douées de toutes espèces de formes, merveilleux spectacle à contempler. — R. P. 169.
37. La Terre accroît sa propre masse, et l'Air enfle le volume de l'Air.
38. Allons, je vais maintenant te dire en tout premier lieu le commencement du Soleil S et les sources d'où ont jailli toutfes les choses que nous voyons maintenant, la Terre et la Mer aux flots nombreux, la Vapeur humide, et l'Air, ce Titan qui lie fortement son cercle autour de toutes choses. — R. P. 170 a.
39. Si les profondeurs de la Terre et le vaste Air étaient infinis, parole vaine qui s'est échappée des lèvres de beaucoup de mortels, quoiqu'ils n'aient vu qu'une faible partie du Tout ■^... — R. P. 103 b.