‹ L'aurore de la philosophie grecqueChapitre 140 sur 240 · Le vin est l'eau de l'écorce, putréfiée dans le bois · texte numérisé non relu

Le vin est l'eau de l'écorce, putréfiée dans le bois

82. Les poils et les feuilles, les plumes épaisses des oiseaux, et les écailles qui croissent sur les membres puissants, sont la même chose.

83. Mais les poils des hérissons sont acérés et se raidissent sur leur dos.

84. Et de même qu'un homme qui se propose de sortir par une nuit orageuse se munit d'une lanterne, flamme de feu brillant, autour de laquelle il dispose des plaques de corne pour écarter d'elle toute espèce de vent, et que ces plaques brisent le souffle des vents qui l'ègnent, mais que la lumière qui pénètre à travers elles brille sur le seuil de ses rayons infatigables, dans la mesure où elle est plus fine * ; de même il (l'Amour) a capté le feu primitif, la pupille ronde, enveloppée de membranes et de tissus délicats, qui sont percés partout de passages merveilleux. Ils écartent l'eau profonde qui entoure la pupille, mais ils laissent passer le feu, dans la mesure où il est plus fin. — R. P. 177 b.

85. Mais la douce flamme (de l'œil) n'a qu'une faible portion de terre.

86. De ceux-ci, la divine Aphrodite façonna les yeux infatigables.

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