‹ L'aurore de la philosophie grecqueChapitre 165 sur 240 · CXXVI. — Les fragments · texte numérisé non relu

CXXVI. — Les fragments

Je donne les fragments d'après le texte et l'arrangement de Diels, qui en a rendu quelques-uns intelligibles pour la première fois.

J'JTrf ''^''''^^ '!''^'"* ensemble, infinies à la fois en nombre et en peti esse, car le petit aussi était infmi. Et quand toutes choses étaient ensemble, aucune d'elles ne pouvai/ être dîsîin- TAnl^TT ^^^^"^P^^it^^^^- Car l'air et l'éther prévalaient sur tou es choses, parce que tous deux étaient infinis car parmi toutes les choses celles-ci sont les plus grandes tant par Ta quantité que par la grandeur^ - R. p. 151. ^

2. Car l'air et l'éther sont séparés de la masse qui envelopne le momie, et la masse enveloppante est infinie en quanUté -

3. Il n'y a pas non plus un dernier degré de petitesse parmi ce qui est petit, mais il y a toujours un plus petit ; car i'^l

forr^^-?^' f^ "!;."■ L'^^P''^^^»"" mk implique peut-être que l'ouvrage formait plus d un rouleau. ^ 1 uuviage

2 Simplicius, lui aussi, parle de ^t|3X(a.

livre 'rLat"nt"°"'/'*-,'^"' '' ''''^™^"* ^*^'* ^" commencement du un fr^"c.ment H-1 '""''^'''' ''''' ^'' ^'^S- H. 6 (R. P. 153) n'est pas un iragment d Anaxagore, mais un résumé postérieur, tout comme le Ttavra peè attribué à Heraclite (chap. III, p 165) comme le

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impossible que ce qui est cesse d'être par la division ^ Mais il y a aussi toujours quelque chose de plus grand que ce qui est grand, et il est égal en quantité au petit, et, comparée avec elle-même, chaque chose est à la fois grande et petite. — R. P.

4. Et du moment que ces choses sont ainsi, nous devons supposer que beaucoup de choses, etde toutes sortes, sont contenues dans les choses qui vont s'unissant, semences de toutes choses, avec toutes sortes de formes, de couleurs et de saveurs (R. P. ib.}, et que les hommes ont été formés en elles, ainsi que les autres animaux qui ont vie, et que ces hommes ont habité des cités et des champs cultivés comme chez nous ; et qu'ils ont un soleil et une lune et le reste comme chez nous; et que leur terre produit pour eux une foule de choses de toutes sortes, dont ils rassemblent les meilleures dans leurs demeures, et ils en usent (R. P.

160 b.). Si j'en ai dit autant au sujet de la séparation, c'est pour montrer que ce n'est pas seulement chez nous que ces choses sont séparées, mais qu'elles le sont ailleurs aussi.

Mais avant qu'elles fussent séparées, quand toutes choses étaient ensemble, on ne pouvait distinguer aucune couleur quelconque ; car le mélange de toutes choses s'y opposait — de l'humide et du sec, du chaud et du froid, du lumineux et du sombre, et de la grande quantité de terre qui y était renfermée, et d'une multitude d'innombrables semences qui ne se ressemblaient en aucune manière. Car aucune des autres choses n'est non plus plus pareille à aucune autre. Et ces choses étant ainsi, nous devons tenir pour certain que toutes choses sont dans le Tout 2. R. P. 151.

5. Et ces choses ayant été ainsi décidées, nous devons savoir que toutes, parmi elles, ne sont ni plus ni moins ; car il n'est pas possible pour elles d'être plus que toutes, et toutes sont toujours égales. — R. P. 151.

6. Et puisque les portions du grand et du petit sont égales quanta leur somme, pour cette raison, aussi, toutes choses seront en chaque chose ; il n'est pas possible non plus pour elles d'être à part, mais toutes choses ont une portion de chaque chose. Puisqu'il est impossible pour elles d'être à l'ultime degré de petitesse, elles ne peuvent être séparées, ni en venir à être

' La correction de Zeller ("ojxt^) me paraît préférable à la leçon du ms., To [xi^. que Diels conserve.

- J'avais déjà fait observer dans ma l" édition que Simplicius cite trois fois ce fragment co.mme texte continu, et que nous n'avons pas le droit de le morceler. Diels le donne maintenant comme un tout.

par elles-mêmes ; mais elles doivent être maintenant exactement comme elles étaient au commencement, toutes ensemble. Et en toutes choses beaucoup de choses sont contenues, et un nombre égal à la fois dans les choses plus grandes et dans les choses plus petites, qui sont séparées.

7,.. de sorte que nous ne pouvons savoir le nombre des choses qui sont séparées, pas plus en parole qu'en acte.

8. Les choses qui sont dans un monde ne sont pas divisées ni coupées les unes des autres avec une hache, ni le chaud du froid, ni le froid du chaud. — R. P. 155 e.

9... comme ces choses tournent et sont séparées par la force et la rapidité. ïit la rapidité fait la force. Leur rapidité n'est pareille à la rapidité d'aucune des choses qui sont maintenant parmi les hommes, mais elles sont de toute manière bien des fois aussi rapides.

10. Comment le cheveu peut-il venir de ce qui n'est pas cheveu, ou la chair de ce qui n'est pas chair? — R. P. 155 /., note 1.

11. En chaque chose, il y a une portion de chaque chose, excepté dans le A^ous, et il y a certaines choses dans lesquelles le Nous est aussi. — R. P. 160 h.

12. Toutes les autres choses participent en une certaine mesure à chaque chose, tandis que le Nous est infini et autonome, et n'est mélangé avec rien, mais est seul, lui-même par lui-même. Car s'il n'était pas en lui-même, mais s'il était mélangé avec quelque autre chose, il participerait à toutes choses s'il était mélangé à l'une quelconque ; car en chaque chose il y a une portion de chaque chose, comme cela a été dit par moi dans ce qui précède, et les choses mélangées avec lui l'empêcheraient, de sorte qu'il n'aurait pouvoir sur rien dé la même manière qu'il l'a maintenant, étant seul en lui-même. Car il est la plus fine de toutes les choses et la plus pure, et il a tou<:e connaissance sur chaque chose, et la plus grande force ; et le Nous -a pouvoir sur toutes choses, tant sur les plus grandes que sur les plus petites, qui ont vie. Et le Nous avait pouvoir sur la révolution tout entière, de sorte qu'il se mit à se mouvoir en cercle aa commencement Et il se mit à se mouvoir d'abord par un petit commencement ; mais la révolution s'étend maintenant sur un plus grand espace, et s'étendra sur un plus grand encore. Et toutes les choses qui sont mélangées ensemble et séparées et distinguées sont toutes connues du Nous. Et le Nous a mis en ordre toutes les choses qui devaient être, et toutes les choses qui étaient et ne sont pas maintenant, et qui sont, et cette révolution dans laquelle se meuvent maintenant les étoiles et le soleil

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et la lune, et Fair et l'éther, qui sont séparés. Et cette révolution a opéré la séparation, et le rare est séparé du dense, le chaud du froid, le lumineux du sombre, et le sec de Thumide. Et il y a beaucoup de portions dans beaucoup de choses. Mais aucune chose n'est complètement séparée ni distinguée d'aucune autre chose, excepté le Xous. Et tout le Nous est pareil, à la fois le plus grand et le plus petit; tandis que rien d'autre n'est pareil à rien d'autre, mais chaciue chose isolée est et était très manifestement ces choses dont elle a le plus en elle. — R. P. 155.

13. Et quand le Nous commença à mouvoir les choses, il se produisit une séparation de tout ce qui était mû, et pour autant que le Nous le mit en mouvement, tout fut séparé. Et dès que les choses eurent été mises en mouvement et séparées, la révolution eut pour effet de les séparer beaucoup plus.

14. Et le Nous, qui est toujours, est certainement là où est toute chose autre, dans la masse environnante, et dans ce qui a été uni à elle et séparé d'elle \

15. Le dense et l'humide, le froid et le sombre se réunirent là où est maintenant la terre, tandis que le rare et le chaud, le sec (et le lumineux) se portèrent vers la région extérieure de l'éther-. — R. P. 156.

16. De ces choses, quand elles sont séparées, la Terre se solidifie, car l'eau est séparée de la vapeur, et de l'eau la terre. De la terre, les pierres sont solidifiées par le froid, et elles se.projettent plus loin à l'extérieur que l'eau. — R. P. 156.

17. Les Hellènes suivent un usage incorrect quand ils parlent de naissance et de destruction ; car rien ne naît ou n'est détruit, mais il y a mélange et séparation des choses qui sont. Ils feraient donc bien d'appeler la naissance mélange, et la destruction séparation. — R. P. 150.

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