CXXXIV. — Mondes innombrables
Anaxagore adopta la théorie ionienne ordinaire de l'innumérabililé des mondes ; cela ressort avec une parfaite clarté du fragment 4, que nous n'avons pas le droit d'envisager comme ne formant pas un seul tout S Les mots «que ce n'est pas seulement chez nous que ces choses sont séparées, mais qu'elles le sont ailleurs aussi», ne peuvent signifier qu'une chose : c'est que le Nous a causé un mouvement rotatoire en plus d'une partie du mélange illimité. Aétius inclut certainement Anaxagore parmi ceux qui soutenaient qu'il n'y avait qu'un monde ; mais ce témoignage ne peut pas être considéré comme de même poids que
ment « éther », et que pour lui « éther » est équivalent de feu. Cf. Arist. de Cœlo, r, 3. 302 h 4 (DV 46 A 43), ri yàp uùp xa). xôv aiUpa itpooayopeûet ao^o; et ibid. A, 3. 210 b 24 (DV 46 A 73|: 'X^a^ay^paç U xaxaxprjtai ty» ovop.OTi TOÛTw où xaX&ç' ôvopLOtCse ^àp aîftépa àvrî lîupoç.
' Aet. II, 13, 3 (Dox. p. 341 ; R. P. 157 c; DV 46 A 71).
^ Voir plus haut, p. 297, n. 2.
ANAXAGORE DE CLAZOMÈNES 311
celui des fragments \ Il est très improbable que les mots « ailleurs que chez nous», se rapportent, comme le prétend Zeller, à la lune. Est-il vraisemblable qu'il se soit trouvé quelqu'un pour dire que les habitants de la lune « ont un soleil et une lune comme nous^»?