‹ L'aurore de la philosophie grecqueChapitre 193 sur 240 · CLV. — Sa vie · texte numérisé non relu

CLV. — Sa vie

Suivant Apollodore S Zenon florissait dans la LXXIX-' Olympiade (484-460 av. J.-C). Cette date s'obtient en faisant Zenon de quarante ans plus jeune que son maître Parménide. Nous avons vu déjà (§ 84) que la rencontre de ces deux philosophes avec le jeune Socrate ne peut guère avoir eu lieu avant l'année 449, et Platon nous dit que Zenon était à cette époque «âgô d'environ quarante ans'». Il doit donc être né vers 489, soit à peu près vingt-cinq ans après Parménide. Son père s'appelait Teleutagoras, et l'indication d'ApoUodore, d'après laquelle il avait été adopté par Parménide, repose sur une expression mal comprise du Sophiste de Platon \ Il était, à ce que nous dit encore ce dernier *, grand et d'un physique agréable.

De même que Parménide et la plupart des premiers philosophes, Zenon paraît avoir joué un rôle dans la politique de sa cité natale. Au dire de Strabon, Elée lui fut en partie redevable de son bon gouvernement, et il aurait été Pythagoricien '. Cette indication s'explique facilement. Parménide, nous l'avons vu, était à l'origine un Pythagoricien, et l'école d'Elée était sans doute considérée comme une simple branche de la plus grande société. Zenon passe aussi

1 Diog. IX, 29 (R. P. 130 a). Apollodore n'est pas expressément cité relativement à la date de Zenon, mais comme il l'est en ce qui concerne le nom de son père (IX, 25; R. P. 130), il ne peut y avoir de doute qu'il ne soit aussi la source quant au floruit.

2 Platon Parm. 127 b (H. P. 111 d; DV 18 A 5 et p. 676). Le voyage de Zenon à Athènes est confirmé par Plut. Per. 4 (R. P. 130 e; DV 19 A 14), lequel nous dit que Périclès 1' «entendit», comme il entendit Anaxagore. Il y a aussi une allusion à son adresse dans Aie. l, 119 a (DV 19 A4), où nous lisons que Pythodore, fils disolochos, et Cal.ias. fils de Call'iadès, lui payèrent chacun 100 mines pour ses leçons.

3 Platon, Soph. 241 d (R. P. 130 a).

♦ Platon, Parm. ioc. cit.

» Strabon, VI. p. 252 (R. P. 111 c; DV 18 A12).

LES JEUNES ÉLÉATES

ponr avoir conspiré contre un tyran dont le nom est diversement donné, et l'histoire de son courage sous la torture est souvent répétée, quoique avec des détails différents ^

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