CLXIV. — Sa vie
Dans sa Vie de Péridès, Plutarque affirme, sur l'autorité d'Aristote, que le philosophe Mélissos, fils d'Itliagène, fut le général samien qui défit la flotte athénienne en 441/0 av. J.-C. ^ ; et c'est sans aucun doute pour cette raison qu'Apollodore fixa son akmè dans la LXXXIV^ Olympiade (444-41) ^ A part cela, nous ne savons en réalité rien de sa vie. Il passe pour avoir été, comme Zenon, disciple de Parménide ' ; mais, comme il était Samien, il est possible qu'il ait été, à l'origine, membre de l'école ionienne, et nous verrons que certains traits de sa doctrine viennent à l'appui de celte opinion. D'autre part, il fut certainement convaincu par la dialectique éléate et renonça à la doctrine ionienne pour autant qu'elle ne se conciliait pas avec celle-ci. Nous notons ici l'eff'et de la facilité toujours plus grande des relations entre l'est et l'ouest, facilité qui fut assurée par l'hégémonie d'Athènes.
1 Plut. Per. 26 (R. P. 141 b; DV 20 A 3), d'après la 2a[AÎ(uv Tto).iTeîa d'Aristote.
2 Diog. IX, 24 (R. P. 141). Il est évidemment possible qu'Apollodore entende la première et non la quatrième année de l'Olympiade. Son ère usuelle, c'est la fondation de Thurium. Mais, en somme, il est plus probable qu'il entendait la 4» année, car la date de la vouap/to a sans doute été donnée avec précision Voir Jacoby, p. 270.
» Diog. IX, 24 (R. P. 141).
LES JEUNES ÉLÉATES 369