‹ L'aurore de la philosophie grecqueChapitre 208 sur 240 · ATOMIQUE · texte numérisé non relu

ATOMIQUE

Théophraste écrivait ce qui suit à propos de Leucippe dans le livre I de ses Opinions :

Leucipe d'Elée ou de Milet (car on le fait naître en ces deux villes) s'était associé avec Parménide en philosoptiie. Il ne suivit pas, cependant, la même voie que Parménide et Xénophane dans son explication des choses, mais, à ce que l'on croit, la voie exactement contraire (R. P. 185). Ils tenaient le Tout pour un, immobile, incréé et fini, et ne nous permettaient pas même de nous enquérir de ce qui n'est pas : il supposait, lui, d'innombrables éléments, toujours en mouvement, à savoir les atomes. Et il en tenait les formes pour infinies en nombre, du moment qu'il n'y avait pas de raison pour qu'elles fussent d'une espèce plutôt que d'une autre, et parce qu'il constatait un devenir et un changement incessant dans les choses. Il soutenait en outre que ce qui est n'est pas plus réel que ce qui nest pas, et que tous deux sont également causes des choses qui viennent à l'existence ; car il posait en principe que la substance des atomes était compacte et pleine, et il les appelait ce qui es/,- -et pour lui, ils se mouvaient dans le vide, qu'il appelait ce qui n'est pas, mais affirmait être tout aussi réel que ce qui est. — R. P. 194.

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