VII. — Thalès comme homme politique
Thaïes apparaît encore une fois dans les récits d'Hérodote quelque temps avant la chute de l'empire lydien. Il pressa, nous dit l'historien, les Grecs d'Iohie de s'unir en un état fédératif avec Teos pour capitale ^ Nous aurons encore plus d'une fois, dans la suite, l'occasion de noter que c'était l'habitude des anciennes écoles de philosophie d'essayer d'influencer le cours des événements politiques, et plusieurs circonstances, par exemple le rôle joué par Hécatée dans la révolte de l'Ionie, nous portent à croire que les savants de Milet prirent une position très nette dans les temps agités qui suivirent la mort de Thalès. C'est cette action politique qui a valu au fondateur de l'école milésienne sa place incontestée parmi les Sept Sages, et c'est surtout parce qu'il fut mis au nombre de ces grands hommes que s'attachèrent à son nom les nombreuses anecdotes dont on lui fit honneur dans la suite ^
réflexion que les ombres de tous les objets sont probablement égales aux objets à la même heure. Plutarque {Conv sept. sap. 147 a), indique une méthode plus compliquée : xrjv ^axtr^piav oti^oaç iitl x<ù ■nipaxi t^c ox'.dç rîv -n Tiupaatç èuoUt, yEvofiiéviuv t-^ èitacp^ t^ç ày.rtvoî Suotv xpiYwvujv, eSet^aç Sv rj oxià upo; ttjv axtàv Xo^ov eî](e. ttjv Ttupap-iSa iipô; ttjv ^oxTTjpîav è^^ouoav. Ceci, comme le fait remarquer le D"" Gow, n'est qu'une variante du calcul avec le seqt, et peut fort bien avoir été la méthode de Thalès.
1 Herod. I, 170 (R. P. 9 d ; D V 1 A. 4).
2 La prétendue chute de Thalès dans un puits (Platon, Théét. 174 a) n'est qu'une fable destinée à montrer l'inutilité de la oocpîa ; l'anecdote relative à la spéculation sur l'huile (Ar. Pol. A, II, 1259 a 6; DV 1 A 10) a pour but d'enseigner le contraire.
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