‹ L'auteur de la farce de PathelinChapitre 17 sur 67 · History of Theatrical Art, Londres · texte numérisé non relu

History of Theatrical Art, Londres

érudit qui l’a spécialement étudié : « C'est certainement un signe de grande indifférence morale, soit pour le poète soit pour son public, ou pour tous les deux, qu'on ait pu écrire une scène comme celle où les rites de l’église sont bafoués et où un prêtre en costume ecclésiastique et en pleine église accable le pelletier des injures les plus grossières et est payé par lui des mêmes insultes. Même si la scène du tribunal de la pièce originale {Pathelin] qui a été le prototype de cette scène, est d’un ton dominant peu différent, du moins le lieu est tel qu'on ne saurait parler de sacrilège »!. L'auteur de Pathelin aurait eu pourtant la partie belle dans la prétendue agonie de son personnage pour introduire une parodie de confession comme celle où s'est complu le Nouveau Pathelin. Cette « scène à faire » il ne l’a pas faite. Les allusions à la confession sont chez lui très discrètes (876-77; 856-57). La première

Faictes venir sire Thomas Tantost, qui me confessera

paraît bien plutôt une rancune dévote qu’un brocard de laïque, si le Thomas en question était ce Carme qui, en 1426, en Picardie et en Flandres s'était acquis à la fois « grand amour et renommée de tout le peuple » et la jalousie des autres religieux :.

Quant à la seconde de ces allusions

Hélas! hélas! l'heure s'apresse Qu'il fault son dernier sacrement,

elle n’a rien que n'excuse la logique même de la situation, puisqu'il est entendu que Pathelin se meurt. En somme par la correction et la réserve Pathelin tranche sur les farces du temps. L'accent de son humour, bien que si franchement comique, ne sonne pas « gaulois », ne sonne pas laïque. Ici

1. K. Schaumburg, Farce P. und ihre Nachahmungen, Leipzig, 1887, page 38.

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