‹ L'auteur de la farce de PathelinChapitre 44 sur 67 · G. A., t. I, pp · texte numérisé non relu

G. A., t. I, pp

2. Œuvres, éd. Régnier, t. VIII, p. #39. La Fontaine ne sait pas que le Blason est d'Alecis et il l’attribue à Crétin. — MM. Piaget et Picot citent d’autres imitations du Blason (G. A., t. I, p.162 et p.378). Il convient d'ajouter à leur liste la plus ancienne traduction française de Térence, - le Thérence en françoys où se lisent des strophes calquées sur celles du Blason (Andria, fol. x). Le Blason a aussi été imité dans le Miracle de Monseigneur saint Nicolas, lequel, soit dit en passant, contient de nombreuses allusions à Pathelin (ff. CII et CVI de la réimpression).

Car de galette Tant soit molette Moins friand suis, pour le certain.

Adonc me dit la bachelette :

« Que votre coq cherche poulette, « Ici ne fera grand butin. »

(La Fontaine, Janot-et Calin)

Alecis était l'inventeur de ce rhythme d'une originalité si particulière. Il a été non seulement, comme l'on dit, « le plus capricieux essayiste de son temps ! », mais un artiste véritable. Dans l’À B C des doubles il a fait « ses enfances » de versificateur et les a faites par un tour de force. Plus tard il s’est libéré de ces puérilités pénibles mais il en a gardé une discipline qui, dans le Blason, est devenue aisance et maïtrise. On sent chez lui cette espèce de joie dans la science, cet apparent nonchaloir dans le labeur technique qui nous ont frappé dans la versification de Pathelin. Au reste, nous l'avons vu, quand on étudie l'art et le métier de Pathelin, c'est chez Alecis que se rencontrent les plus précis et les plus nombreux éléments de comparaison. En ce qui concerne spécialement le Blason, il est écrit dans un mètre particulier, les strophes se composent d'un huitain de quatre syllabes et d’un quatrain de huit syllabes. Mais l'octosyllabe est bien le mètre de prédilection de Guillaume Alecis. « Il affectionnait par dessus tout les vers octosyllabiques. Ainsi l'A B C des doubles, les Faintes du monde, le Debat de l'omme et de la femme, les quatrains du Blason, le Passetemps des deux Alecis, le long poème du Passetemps de tout homme, etc., les strophes du Martyrologue, enfin les 29 passages du Dialogue nous montrent, sans contredit, son amour pour cette versification ?. » Toute l'œuvre de Guillaume Alecis, à l'exception des huitains du Blason et de quelques poésies à la Vierge, est écrite en octosyllabes comme Pathelin. Parmi les rimes de Pathelin qui appellent

4. H. Chatelain, Recherches sur le vers français au XV* siècle, 1908,

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