C'est-à-dire, perdu, ruiné. Cf. l'allemand, verloren
pseaulmes et troys leçons, ou rien du tout qui ne veult ». Voilà bien notre locution !. Mais on nous dit aussi que, « avant le xrv° siècle, les Franciscains, trouvant trop pénible de réciter neuf leçons et neuf psaumes, en avaient réduit le nombre réglementaire à trois à matines pendant tout le temps pascal ? ». Qu'il s'agisse des bénédictins de Fécamp ou des franciscains d'un peu partout, c'est évidemment au bréviaire et aux douillettes libertés prises avec lui que fait allusion cette métaphore. Aussi est-il bien curieux de voir le moine Alecis nous donner aux vers 7171-72 de ses Faintes la glose vivante de ce vers 771 de Pathelin :
Tel s'en va bien souvent au temple Qui n'a pas grant devotion. (Faintes)
Ce Tel qui va bien souvent au temple (les moines les moins zélés y vont plusieurs fois par jour) et qui n’y fait pas « grant devotion » est bien de ceux qui n’y disent que les trois leçons et trois psaumes de Pathelin. Et, on peut en être sûr, c’est bien au vers 771 de Pathelin que pensent ces vers 771-72 des Faintes. | |
Enfin, outre les parallélismes signalés précédemment, Alecis a pris soin de rattacher par un lien très direct ses Faintes à Pathelin. Les Faintes contiennent deux vers que nous ne saurions trop rappeler à l'attention du lecteur :
Tel a largement de blason Qui ne sçait pas son patelin.
(Faintes, 859-60)
Ces vers ne sont pas d'une clarté limpide. Mais il n'est pas certain que leur auteur ait voulu qu'ils le fussent. Quoi qu'il en soit, le passage peut s'interpréter de deux façons.