XLIII. LIV. LV. Lvni
Déjà M. Pillet avait fait remarquer « plusieurs termes qui sont des expressions consacrées par la dialectique du xiii® siècle. Il décou-
(1} Di]un antieo volgarizzamenio délia Imitazione diChrUto.
vrait des allusions manifestes à la fameuse controverse des réalistes et des nominaux, ainsi qu'aux subtiles discussions qui s'agitaient alors sur l'essence et les attributs de la Divinité; il démontrait que le pieux auteur de V Imitation appartenait à cette célèbre école mystique qui combattait la méthode aristotélique d'argumentation récemment introduite çn Occident, pour tourner toutes ses Vues vers la vie pratique et l'exercice des vertus chrétiennes. » I. ni.
Il n'est pas inutile d'ajouter que vers le milieu du xni® siècle, le dominicain Vincent de Beauvais, suivant l'école de l'auteur de V Imitation dans son Spéculum majus^ qui est une vraie encyclopédie, précise ces questions comme Bossuet le fît plus de quatre siècles après.
Poursuivant son examen, M.
Pillet « extrait de V Imitation certaines maximes plus saillantes, qui sont rendues en vers rimes de six et huit syllabes, décelant rorigine de la prosodie moderne.
Les bouts rimes ont, avec les proses de Saint-Thomas d'Aquin, une analogie si frappante qu'il est impossible de la méconnaître. I. i.