‹ L'auteur du traité de l'imitation de Jésus-ChristChapitre 7 sur 12 · XIII. XX. XXI. XXIII. XXIV. XXV · texte numérisé non relu

XIII. XX. XXI. XXIII. XXIV. XXV

xxxin. II. I. X. XXVI. III. m. v.

Qui a servi de type à Tautre, du docteur angélique ou de l'auteur de V Imitation?

Nous avons remarqué déjà que que ce dernier rappelle la magnificence que David et Salomon déployèrent dans deux processions pour le transport de l'Arche d'Alliance, qui ne contenait que les Tables de la loi. Si les processions du St-Sacrement, qui est la loi vivante, avaient été en usage, l'auteur n'aurait pas manqué de les mettre en parallèle. Ce qui rejette la composition de cet ouvrage avant l'année 1320.

Mais l'auteur ne parle pas même de la fête du Saint-Sacrement instituée en 1264, tandis qu'il décrit la fête du placement dans le temple de Salomon de l'Arche d'Alliance, qui n'était que la figure de nos tabernacles . 11 ne pouvait donc pas connaître encore l'office de cette fête, bien que saint Thomas eût été chargé de le composer, dès 1255, par le pape Urbain IV; car il ne devint public qu'avec l'institution de la fête. C'est donc du traité de V Imitation^ IV. ii. m. iv. xi. xvii, que saint Thomas se serait inspiré pour l'antienne du Magnificat^ le second nocturne, les prières avant et après la messe et le De sacramento altaris.

Urbain IV n'avait fait qu'étendre par TefiFusion de son contenu.

à toute l'Eglise une fête qu'il avait vu établir par Tévêque de Liège, en 1249, lorsqu'il était archidiacre de cette église.

Si l'auteur de V Imitation eût été du xiv^ siècle et des Pays-Bas, assurément il eût pu nous édifier mieux que personne de cette origine aussi honorable pour sa patrie.

La communion sous l'espèce du vin, quoique assez pratiquée dans les premiers siècles, n'était devenue obligatoire, sauf pour le viatique et les abstèmes, que depuis le pape Gélase, pour corroborer la foi des fidèles contre les manichéens, qui prétendaient consacrer de l'eau au lieu du vin, et était tombée en désuétude avec la disparition de ces hérétiques. Cette obligation fut renouvelée au xi® siècle contre de nouveaux manichéens. Les archives de Verceil contiennent des donations de vignes à l'église pour satisfaire à ce service, devenu plus dispendieux au temps pascal (1).

On avait imaginé l'usage du chalumeau pour aspirer le précieux sang de la coupe, sans la passer d'une main à une autre, et éviter ainsi le danger des profanations

(1) Camille Mella, 'DtXXa, coniroxi, Gers, é9.

C'est cet instrument que rappelle Fauteur de V Imitation : Apponam tamen os meum ad foramen cœlestisfistulœ ut saltem modicam inde guttam capiam. IV, iv. 4.

Cet usage, qui n'était pas non plus sans inconvénients, tomba dans le courant du xiii® siècle. Les Hussites voulant le reprendre, comme obligatoire, le concile de

Constance, session xm, déclara que l'usage établi dans l'Eglise de la communion sous la seule espèce du pain devait être maintenu sous peine d'excommunication.

Pour justifier les mots antiquissimam consuetudinemy il faudrait remonter au moins d'un demi siècle à partir de 1415, époque du Concile. Ce qui recule l'époque de V Imitation à la première moitié du xni® siècle.

M. Arthur Loth avoue que les plus anciens manuscrits de V Imitation se trouvent chez les Bénédictins et les Chartreux qui n'en sont qu'une branche.

Le manuscrit de Parme porte en tête la règle de Saint-Benoît. Ceux de Cavaet de Vienne ont en tête le buste d'un bénédictin noir. Cajétan, Robert de Quatremaires, de Grégory, Dùbner, Weigl, etc. ont

prouvé en toute évidence queV Imitation est l'œuvre d'un bénédictin. On en peut juger par les textes : I. ix. xvn. xvni. xix. xxv.

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