‹ L'authenticitë mosaïque du PentateuqueChapitre 105 sur 166 · Ibid., col. io83-io83; cf. t. 111, col · texte numérisé non relu

Ibid., col. io83-io83; cf. t. 111, col

i. Proceeding of llte Society of biblical Arcitcology, mars igoS, .p. 107.

l'clobistc ne soll la rcproducllon fidèle des faits anciens. Il est plus vraisemblable que cette connaissance a été plutôt acquise à une époque où le souvenir des évcnencmenls était encore frais dans la mémoire et que le iTcit, sans distinction de sources, est tout rapproche des faits qu'il rapporte.

Celte conclusion est confirmée par l'influence égyptienne constatée dans les institutions rituelles et sacerdotales, établies par Moïse au désert. L'arche d'alliance ressemble au naos égyptien ^ Le tabernacle a, dans son ensemble, la disposition des temples de la vallée du Nil. Les difl'érences principales viennent des matériaux employés et de la nécessité de rendre ce temple portatif, durant le séjour au désert. Le rational d'Aaron n'était que le pectoral égyptien. Certains rites mosaïques, l'offrande des parfums, le sacrifice des colombes, l'appellent des pratiques égyptiennes. Des usages pharaoniques sont mentionnés dans le Deutéronome : l'arrosage avec les pieds, XI, lo, mode d'irrigation particulier àl'Egvpte -; les soterini, xx, 5, dont le nom lui-même se rapproche de celui des scribes égyptiens; la bastonnade, infligée à la mode égyptienne, xxv, 2 ''; les pierres enduites de chaux, dont on se sert pour écrire, xxvn, 1-8. De ces exemples, qu'il serait facile de multiplier, on est en droit de conclure que l'auteur du Pentateuque connaissait les mœurs de l'Egypte, ses usages, ses coutumes, d'une manière si parfaite que seul un contemporain de l'exode a pu l'écrire '.

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