‹ L'authenticitë mosaïque du PentateuqueChapitre 115 sur 166 · I. Voir Dictionnaire de lu Bible, t. m, col. 73a · texte numérisé non relu

I. Voir Dictionnaire de lu Bible, t. m, col. 73a

expressément dans un passage où il est question des revenus des prêtres sous le règne de Joas, II Reg., xii, i5. A l'époque des Juges, les Philistins, punis pour s'être emparés de l'arche, renvoient cette arche avec des 'âsani pour obtenir le pardon de leur faute, I Sam., vi, 3, ^, 8. Le \îsam est aussi nomme Is., lui, io. Ces deux sacrifices étaient donc connus en Israël avant Ezéchiel et l'époque attribuée à la composition du code sacerdotal. La loi qui ordonne d'immoler au tabernacle tous les animaux, même ceux qui étaient destinés à la boucherie, Lev., XVII, S-Q, ne peut pas être, comme les critiques le prétendent, postérieure à la captivité. Soutenir que cette prescription a été portée du temps d'Esdras, alors qu'il n'y avait ni camp ni tabernacle, c'est, selon l'expression de Dlllmann, un véritable non-sens. Cette loi n'a pu être pratiquée qu'au désert, à l'époque où Israël, réuni au camp, pouvait aborder facilement le tabernacle, dressé dans le camp lui-même ou à côté. Elle était inapplicable en dehors du séjour des Israélites dans la péninsule du Sinaï. Aussi, c[uand le peuple va franchir le Jourdain, iNIoïse abroge-t-il formellement, Deut., xii, 8-22, une prescription temporaire, destinée, semble-t-il, à écarter tout danger d'idolâtrie '. On comprend mieux cette abrogation par Moïse lui-même que l'institution à l'époque d'Esdras d'une loi contraire au Dcutéronome et inexécutable pour les Juifs revenus en Palestine.

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