‹ L'authenticitë mosaïque du PentateuqueChapitre 130 sur 166 · L. Billot, De inspiralione sacrx Scripturœ, p. ii»-ii · texte numérisé non relu

L. Billot, De inspiralione sacrx Scripturœ, p. ii»-ii

comme on le fait communément, que Notre-Seigneur et les apôtres, en parlant du Pentateuque conformément au sentiment des Juifs, leurs contemporains, ont partagé ce sentiment, leur pensée propre, insérée dans un livre inspiré, devient, au moins indirectement, objet de la révélation publique et chrétienne et, par suite, objet de foi divine. De la sorte, l'authenticité mosaïque du Pentateuque serait formellement énoncée dans la Bible et devrait être acceptée sur le témoignage de Dieu révélateur.

M. Magnier s'est efforcé de prouver, par une autre voie et dans une série de raisonnements, que l'authenticité des Livres Saints, inséparable, selon lui, de leur canonicité, était comme cette dernière une vérité de foi divine. A son sentiment, en effet, « l'attribution des Ecritures aux auteurs dont Dieu s'est servi comme d'instrument pour les faire, a été au début de leur canonisation une vérité de foi ' . » Voici pourquoi : « L'inspiration ne peut être crue que sur le témoignage indubitable de Dieu. Or, qui rendra ce témoignage avec une vérité qui s'impose, sinon celui-là même que Dieu a choisi pour être son instrument... Lui seul a pu apprendre cette merveille (de son inspiration) à l'Église et la déclaration qu'il en faisait a dû être marquée par la toute-puissance divine d'un signe éclatant de véracité. » L'écrivain inspiré a eu conscience de son inspiration et l'a affirmée. « Moïse et les prophètes ont donc connu la grâce de l'inspiration dont ils ont été favorisés, et ce sont eux qui, à leur tour, en ont donné la connaissance au peuple. Moïse a promulgué le Pentateuque comme livre divin. » Les mii-acles accomplis par lui prouvaient

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