‹ L'authenticitë mosaïque du PentateuqueChapitre 135 sur 166 · De Trinitate. 1. I, n. 5, Pal. Lai., t. x, col · texte numérisé non relu

De Trinitate. 1. I, n. 5, Pal. Lai., t. x, col

'4. De Ecclcsix officiis, 1. I, c. xii, n. i, Pal. Lat., t. lxxxiii, col. "jli"].

5. De parlibus divime legis. 1. I, c. vni. Pat. Lat., t. lxtiii, col. 30; Rihn, Theodor von Mopsuestia und Junilius Africanus, p. 48o. Apri'S avoir cité encore le livre deJosué, dont l'auteur est connu par la tradition, Junilius ajoute : Sciendum piwlerea quod quorumdum librorum pt-

cela rien d'étonnant. Personne à leur époque ne niait l'origine mosaïque du Pcntateuquc: personne n'en doutait. Les Pères partageaient la croyance commune ; ils la manifestaient à l'occasion, mais sans en indiquer les bases tliéologiques, et ceux qui exposent ces bases de leur croyance ne s'appuient que sur la tradition juive.

Nous sommes donc en présence d'un cas où la pensée des Pères n'est pas nettement exprimée, et il y a lieu de se demander si l'attribution du Pentateuque à Aloïse est à leurs yeux une opinion libre dans laquelle ils se rencontrent unanimement, ou une doctrine obligatoire. Le P. Lagrange a rapporté à ce sujet la règle fixée par Melcliior Cano : « Dans les questions qui n'appartiennent pas du tout à la foi, l'autorité de tous les saints Pères est un argument probable, non une preuve certaine '. » Et il en a fait l'application à la tradition des Pères touchant l'origine mosaïque du Pentateuque. Tandis que la tradition historique, qui reconnaît Moïse comme le législateur d'Israël, appartient à la foi, parce qu'elle est à la base de l'histoire du salut en Israël et par Israël, la tradition littéraire, qui rapporte que Moïse a rédigé le Pentateuque, n'appartient pas à la foi. Elle n'a donc pas une autorité décisive, et d'après la règle de Cano, l'unanimité des Pères ne la rend que probable. Pour prouver que cette tradition littéraire n'appartient pas à la foi, le P. Lagrange remarque qu'en matière littéraire, la tradition des Pères n'a pas la môme autorité qu'en matièic dogmatique, c On ne voit pas qu'ils soient sur ce

nilus ignoranttir auctoirs, ut Judicum et f<utli et fiegiim III nllimi et caetera similia ; fjuod ideo credendum est divinitus dispensaliim, ul alii (juoqiie divini libri non aucloritm merito, sed Suncti Spiritus gnitia lantam culmen auctotilatis obtinuisse noscantur.

I. De locis theolo'jicis, 1. VII. c. m, n. ti, Theologix cursus completus de Migne, t. i, col. 872, cité clans la Revue biblit/ue. 1898, p. 2/1.

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point les simples rapporteurs de la tradition des apôtres. Ils ont suivi les opinions juives, victimes trop souvent do la manie pseudépigraphique qui régnait alors dans le monde juif^. » u Que le sentiment des Pères ait pu s'égarer en matière d'authenticité, ajoute le P. A. Durand-, on le comprend sans peine quand on réfléchit qu'ils ont donné à ces matières une attention distraite. »

M. Loisv ^ a adopté en partie les vues du P. Lagrange. Il a distingué, lui aussi, la tradition mosaïque de l'attribution rédactionnelle du Pentateuquc à Moïse; il n'admet pas l'expression de tradition littéraire, parce qu'il n'y a pas de tradition positive sur le problème littéraire du Pentateuquc. Puis, après avoir déclaré que la l'édaction spéciale du Pentateuquc par Moïse n'est pas comprise dans le dépôt de la révélation, puisqu'elle n'est pas affirmée formellement dans l'Ecriture, il conclut que l'unanimité des Pères ne prouve plus rien. « Et nous savons du reste que cette unanimité n'existe pas, que les Pères n'ont jamais discuté le problème dont il s'agit, n'ont jamais formulé de conclusion dogmatique sur le sujet, en un mot, que non seulement ils n'ont pas considéré l'authenticité mosaïque du Pentateuque comme appartenant à l'objet propre de la révélation, mais qu'ils n'ont pas même abordé ni soupçonné ce problème spécial, et n'ont pas eu, par conséquent, l'intention de le résoudre ^. »

Mais la règle énoncée par Melchior Cano et l'application qui en a été faite à l'origine mosaïque du Pentateuque, sont-elles justes? Franzelin a critiqué l'assertion de Cano. Le principe que, dans les questions qui n'appar-

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