‹ L'authenticitë mosaïque du PentateuqueChapitre 138 sur 166 · A. Loisy, loc. cit., p. f)8, io.3, io()-ii · texte numérisé non relu

A. Loisy, loc. cit., p. f)8, io.3, io()-ii

2. Josiie, Paris, kjo.S, p. 85-89; Exegetisclies zur Inspirations/rage , p. 118-119.

Livres Saints, nous avons reconnu qu"il contenait un témoignage imposant de la tradition ecclésiastique touchant l'authenticité des livres dont les auteurs sont nommés. Il y a donc lieu de se demander avec le P. Lagrange : (( La tradition des Pères aurait-elle été fixée par le concile de Trente? » Voici sa réponse. Bien que le concile n'ait pas tranché la question d'authenticité, cependant, en nommant le Pentateuque de Moïse, il a du moins exprimé son opinion sur ce fait. «Mais quand il serait vrai de dire qu'il ait posé une règle disciplinaire sans le dire, on ne peut étendre la mesure au delà de ce qui se pratique pour l'Epitre aux Hébreux, dont l'origine a été discutée dans ce concile. » Si l'authenticité paulinienne de cette lettre a été discutée librement depuis le concile, l'authenticité mosa'ique du Pentateuque peut l'être ^

M. Loisy avait traité plus longuement cette dernière question -. Le concile n'a pas défini l'authenticité des Livres Saints : il a cependant donné à son sujet un précepte doctrinal, non pas exprimé formellement, puisque le concile ne prescrit rien d'une manière explicite, mais une invitation autorisée, équivalente à un ordre, puisqu'il traçait à l'enseignement une règle pratique. 11 a donc proposé l'authenticité des Livres Saints comme une doctrine sûre ^, que l'on devra suivre dans l'enseignement public, bien qu'il n'en garantisse pas infailliblement la certitude. Les Pères ont-ils considéré la question d'authenticité comme n'appartenant pas, en elle-même et directement, à l'objet de la révélation, ou bien ont-ils

1. Les sources du Pen/a/c'iKyHt;, dans la Heuue biblique, i8g8, p. 27-38.

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