‹ L'authenticitë mosaïque du PentateuqueChapitre 139 sur 166 · Histoire du canon du Nouveau Testament, p. 353-2(jo · texte numérisé non relu

Histoire du canon du Nouveau Testament, p. 353-2(jo

3. « Dans le sens théologique, où doctrina luta n'est pas synonyme de doctrina certa. n \ole de M. Loisy.

senti que, par défaut d'informations suffisantes et certaines, celte question ne pouvait être tranchée, sur tous les points d'une manière absolue? On ne saurait le dire. (I Dans ces conditions, l'enseignement du concile touchant les auteurs des livres bibliques s'imposait à toute l'Eglise comme une doctrine que l'on ne pouvait contester publiquement, même dans les détails, sans être pour le moins téméraire. S'imposait-elle également à l'obéissance intérieure, au point d'obliger un homme versé dans l'ancienne littérature ecclésiastique à croire que tous les livres de la Bible sans exception aucune sont des auteurs à qui le concile les attribue, en sorte que, si le savant dont nous parlons avait douté pour son compte que l'Epître aux Hébreux, par exemple, fût de saint Paul, il aurait dû néanmoins l'accepter sans hésitation comme paulinienne, sur la foi du décret conciliaire? On aurait tort, je crois, de l'affirmer, n Est-il possible « que, parmi les livres dont le concile a nommé les auteurs, il s'en trouve quelqu'un dont le litre ne .soit pas à prendre à la rigueur, ou soit même à rejeter absolument ? Dans le siècle qui a suivi le concile de Trente nous voyons que l'on a interprété dans un sens relativement large l'attribution du Pcntateuque à Moïse. Bellarmin dit sans hésiter qu'Esdras a donné aux livres de la Loi leur forme définitive '. Il ne pensait donc pas que le concile, en désignant Moïse comme auteur du Pentalcuquc, obligeât d'inqjuler au législateur hébreu la rédaction complète des cinq livres qui portent son nom». Remarquons en passant que Bellarmin ne doute pas de l'autbenlicilé mosaïque du Pcntaleuque; il parle seulement de la nature de cette authenticité pour l'état

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