‹ L'authenticitë mosaïque du PentateuqueChapitre 27 sur 166 · Exodas, Levilicus und Nixmeri, Gottingue, 190Ï, p. xxn · texte numérisé non relu

Exodas, Levilicus und Nixmeri, Gottingue, 190Ï, p. xxn

— Gi —

lui, il se borne à distinguer dans E les passages secondaires. Es : le Décalogue, Exod., xxi, 1-17; le livre de l'alliance, xx, 22-xxiii, 33, qui n'ont pas de rapports avec la révélation de l'Horeb (le livre de l'alliance, au moins, était primitivement à une autre place dans E) ; xxxii, fortement retouché; xxxiii, 7-1 1; Num., xi. i4, 16, 17, 2!ib-oo; xii'. Pour Baentsch, ces passages seraient seulement des additions faites au document primitif. D'autres critiques, qui poursuivent l'existence del'élohiste jusque dans les livres des Rois, distinguent trois mains successives, Ei, E2, E3.

Après avoir été considéré longtemps, lorsqu'il était encore confondu avec le premier élohiste ou code sacerdotal, comme la source la plus ancienne du Pentateuque, ce document est resté, après sa constitution à part, un des plus anciens avec le jéhoviste. On a beaucoup discuté sur la priorité de l'une de ces deux sources, et depuis Wellhauscn, qui pourtant a changé d'avis, c'est, pour ses disciples, un dogme que l'élohiste est postérieur au jéhoviste. Les idées théologiques de J leur paraissent plus primitives que celles de E; ses traditions ou, pour mieux dire, ses légendes, plus fraîches, plus simples et plus naïves "-. Mais c'est affaire d'impression ou de système préconçu. Aussi d'autres critiques, Dillmann, Kittel, Kônig et même ^^ inckler, pour des raisons différentes, soutiennent la priorité de E. L'histoire de Joseph et de Moïse dans l'élohiste est, au jugement des premiers, mieux liée et plus originale que dans J, où l'on constate des

Page 1