Ibid., p. xivui
additions et des rctouclics. De son cùlé, le P. Lagrangc pense (( que ranlcriorilc de l'éloliiste est une des bases les plus solides de la critique documentaire et historique » ^ D'autres critiques font ces deux documents contemporains ou à peu près -. Mais la question de priorité réglée ne déterminerait que relativement la date de ces documents. Pour fixer cette date d'une façon plus précise, il faut procéder autrement.
Driver"' a pu dire que tous les critiques sont d'accord pour reconnaître que l'élobistc et le jélioviste, sinon dans leur état définitif, du moins dans une de leurs parties, n'avaient pas été composés plus tard qu'aux environs de 760. Cette limite extrême dépendrait de cette considération que les idées religieuses et théologiques, exposées dans ces deux documents, sont moins développées que celles des prophètes les plus anciens, Amos et Osée, qui écrivaient entre 760 et 760. On a, d'ailleurs, constaté qu'Amos, H, 9, 10; m, i ; v, 20, connaissait l'extermination des Amorrhéens, la sortie d'Egypte et le séjour de quarante ans dans le désert, dans des termes qui coïncident avec l'élohiste; qu'il fait allusion, u, 8; v, i-i, à des dispositions législatives du livre de l'alliance, Exod., xxii, 2G ; xxiii, G, 8 ; et qu'Osée, ix, 10 ; xi, i ; \ii, 3, 4. 9, 1:2. i3, mentionne divei's faits de l'histoire israélilc, conformément à la tradition de l'élohiste. Quelques critiques en ont conclu que ces prophètes avaient connu le document élohiste. Mais d'autres estiment que ces arguments ne suffisent pas à appuyer cette conclusion ; les faits historiques cités et les allusions législatives, si même •elles sont réelles, prouvent tout au plus qu'Amos et Osée