‹ L'authenticitë mosaïque du PentateuqueChapitre 57 sur 166 · Voir le lalilcan de Driver, p · texte numérisé non relu

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Le Dcutéronome, au point de vue liistori([ue, ne dépend donc pas de P, mais exclusivement de J et de E, cl s'il a des renseignements qui ne se rencontrent plus dans les fiagmenls qui nous sont parvenus de ces deux sources, c'est qu'il les a connues et utilisées à l'état séparé, leur empruntant des détails qui n'ont pas été conservés par le rédacteur qui les a combinées. Cornill signale vingtsix passages de D en relation avec Eet six avecJ. On en a conclu que l'auteur a pris le récit élohiste comme la base historique de ses exhortations, et qu'il n'aurait fait que de rares emprunts au jéhovisle. Du reste, il aurait utilisé ses sources et traite l'histoire traditionnelle d'Israël avec une grande liberté et une certaine indépendance. Ses longs récits contiennent des vues originales et ont un ton qui leur est propre. Les petits faits et les simples allusions ne cadrent pas toujours avec les sources connues. Sonl-cc des gloses ajoutées par divers rédacteurs, comme Holzinger le croit plvis vraisemblable pour la plupart des cas, ou des détails étrangers à J et à E, qui proviendraient de la tradition orale, comme le pense Dillmann ? Notons les principaux de ces détails : murmures sous les tentes au retour des espions, i, 27; encouragements donnés par Moïse à cette occasion, i, 29- 3i ; lamentation du peuple après la défaite à Horma, I, 45; récit détaillé de l'extermination du roi Og et de son peuple, m, 4-7; cf. Num., xxi, 33-35; Intercession de Moïse en faveur du peuple, m, 33; les vêtements et les souliers des Israélites n'ont pas été usés durant le séjour de quarante ans au désert, viii, 4; xxix, 5. Holzinger pense que ces détails ont été imaginés par le Dcutéronome, parce qu'ils répondent à ses conceptions personnelles. Selon le même critique, l'auteur aurait transformé la relation jéhovlste de la conquête des contrées

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orientales de la Palesllnc par Josué, en raltribuanl à Moïse, III, i3, pour exalter ce Jicros et en faire le conducteur d'Israël jusqu'au Jourdain. Holzinger attribue à des motifs tliéologiques le silence du Deutcronome sur Jéthro, Balaam et le tabernacle. Ces explications ne s'imposent pas, et on est plutôt en droit de supposer ([ue tous les emprunts historiques de D sont faits à E ou à J, et qu'ils ont seulement été adaptés à l'esprit et au ton du deutéronomiste.

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