‹ L'authenticitë mosaïque du PentateuqueChapitre 7 sur 166 · ser., xu. Pat. Gr., t. xciv, col. G · texte numérisé non relu

ser., xu. Pat. Gr., t. xciv, col. G

3. Homil., III, n° 47, Pal- Gr., t. 11, col. i4i, i44i. Homil., II, n° 52, col. 112.

5. Voir le Baba Balhra, cité dans le Dictionnaire de la Bible, art. Canon, t. n, col. i?io.

fisammont voir sa pensée. Ainsi sur le passage : « Les Cliananéens étaient alors dans le pays, i) Gen., xii, 6,11 dit : (( C'est un mystère ; que ceux qui le comprennent ne le divulguent pas. » Il est plus explicite sur les mois "l'.'jl "'.r.'^' « 'iu delà du Jourdain, » Deut., i, i; après les avoir expliqués, il ajoute cette remarque : « Vous en comprendrez le véritable sens, si vous concevez le secret des douze (c'est-à-dire probablement que les douze derniers versets du Deutéronome n'ont pas été écrits par Moïse) ; « et Moïse écrivit, » Deut., xxxi, 9 ; « et les Chananéens étaient alors dans le pays, » Gen., xii, 6; « sur (( la montagne où le Seigneur apparut, » Gen., xxii, i4; enfin, « et son lit, un lit de fer, » Deut., ni, 1 1. « Il cite tous ces exemples pour montrer que les deux mots cités de Deut., I, I, ne sont pas de la main de Moïse; il les considérait donc comme des additions postérieures ^.

A l'époque de la Réforme, Carlstadt '^, sans nier que Moïse fût le législateur inspiré des Israélites, en vint à douter qu'il fût l'auteur du Pentateuque, au moins des récits historiques de cet ouvrage. Moïse n'a pu raconter sa mort, Deut., xxxiv, 5-i2. Or, si on considère le style de cette narration, on constate qu'il est le même que celui des récits antérieurs. Tous ces récits sont donc l'œuvre d'un même auteur, qui ne peut être Moïse, qui n'est pas non plus Esdras, mais qui est un écrivain inconnu. Carlstadt ne diminuait pas toutefois l'autorité du Pentateuque, « le plus saint de tous les livres de la Bible. » André Masius ou Macs (lôaô-iS/S)^ déclara,

1. Cf. Richard Simon, Histoire critique du Vieux Testament, 1. I, c. VI, Rotterdam, i(385, p. .V'i-43 ; De l'inspiration des livres sacrés, Rotîerdam, 1G87, p. 35.

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