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semble bien qu'en ponctuant le texte hébreu, les iMassorètes aient voulu désigner par ce livre le Pentateuque entier, dont ils regardaient Moïse comme l'auteur conformément au sentiment général de leur temps K Mais le texte hébreu plus ancien, que les Septante lisaient, ne contenait pas l'ai'ticle dclini, puisque ces premiers interprètes ont traduit : ;tj Si€)vtov ou èv 6t?)iw. Ils lisaient donc "2!^- au lieu de "i^Ea. On a prétendu toutefois que pour dire : « un livre, » il eut fallu employer l'expression ~^?. ''î') Dcut., xvii, i8; xxxi, 2/4; Is., XXX, 8; Jer., xxx, 2; xxxvi, 2. Mais la leçon massorétique, fùt-elle originale, ne désignerait pas nécessairement un livre commencé dans lequel Moïse relatait tous les événements contemporains; elle conviendrait suffisamment à un livre, écrit par Moïse, dans lequel la guerre contre les Amalécites serait racontée et qui serait cité dans le Pentateuque actuel.
Une affirmation, en apparence plus explicite et plus étendue, est que « Moïse écrivit toutes les paroles de Jéhovab », Exod., xxiv, 4. Mais toutes ces paroles ne désignent pas toutes les révélations divines faites au législateur d'Israël, puisque celles-ci n'étaient pas alors terminées. Elles ne visent que les paroles immédiatement précédentes sur les conditions de l'alliance, conclue entre Dieu et les Israélites. Ces conditions ont été révélées par Dieu à Moïse, répétées par lui au peuple et finale- Paris, 1887, part. I, p. .'40-'i7 ; C. Cliauvin, Leçons d'introduction générale, Paris, 1897, p. 83-8'|.
I. F. Kaalen, liinleitung in die heilige Scltrift A. und N. T., 3' cdit., Fribourg-en-Brisgau, 1890, p. 1G2. Le P. de Humnielaucr, Exodns et Leuiticus, Paris, 1897, p. 183, pense cependanl que les Massorèlcs visaient, non le Pentateuque, mais un livre dcleruiiné, déjà écrit, peutêtre le livre des justes.