‹ L'authenticitë mosaïque du PentateuqueChapitre 95 sur 166 · De vila Mosis. 1. II. Opéra, Genève, i6i3, p. ôii · texte numérisé non relu

De vila Mosis. 1. II. Opéra, Genève, i6i3, p. ôii

de faire connaître l'auteur de toutes choses et le législateur suprême, de qui il a reçu les préceptes et les prohibitions, imposés par lui aux Juifs. Il raconte lui-même la vie de Moïse d'après les propres écrits de son héros, et parvenu au terme de son ouvi-age, il déclare * comme une merveille que Moïse, sur le point de mourir, fit par inspiration divine le récit prophétique de sa mort.

Une berailha du Talmud de Babylone - reproduit l'enseignement des Juifs demeurés au pays de la captivité. Elle dit : « Moïse écrivit son livre (c'est-à-dire le Pentateuque) et la section de Balaamet Job. Josué écrivit son livre et huit versets de la Loi, » ceux qui racontent la mort de Moïse, Deut., xxxiv, 5-i2. Tout en maintenant la rédaction du Pentateuque par Moïse, les rabbins qui ont rédigé cette beraitha, n'admettent plus déjà le sentiment de Josèpheetde Philon qui n'éprouvaient aucune difficulté à reconnaître que Moïse avait écrit prophétiquement le récit de sa mort.

Cet enseignement a persévéré chez les Juifs, et on en retrouverait facilement des échos dans les Talmuds et dans les œuvres des rabbins du moyen âge. Sauf les exceptions citées plus haut, p. 17-18, et hormis les doctrines du juif Spinoza, p. 20-21, les Juifs ont toujours regardé le Pentateuque comme l'œuvre de leur législateur. Le grand-rabbin, L. Woguc '', commentait encore comme texte de son manuel d'introduction biblique la beraitha du Baba Bathra. Si quelques Juifs modernes ont rejeté la tradition de leurs pères et accepté les hypothèses des critiques, les convictions de Joseph Halévy n'ont pas été ébranlées et ce savant a réfuté directement le système

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