De inspiratione sacrx Scripturœ, Rome, iyo3, ji
Les plus anciens écrivains ecclésiastiques, quand ils en ont l'occasion, citent le Pentateuque sous le nom de Moïse. Les apologistes arguent de l'antiquité des livres de Moïse en faveur de leur vérité, et ils n'ont pas le moindre doute que Moïse ne soit l'écrivain le plus ancien de tous, celui à qui les philosophes et les législateurs païens ont fait des emprunts et ont volé leur sagesse. Leur sentiment est si assuré et tellement admis de tous qu'ils ne l'expriment qu'incidemment; il n'a pas besoin d'être défendu. Aussi, si on excepte les catalogues ou canons des Livres saints, qui placent les cinq livres de Moïse en tête des écrits de l'Ancien Testament, les affirmations explicites de la composition du Pentateuque par Moïse sont relativement rares. M. Ilobcrg' a récemment réuni les plus saillantes. Nous rectifions sa liste, après l'avoir contrôlée, et nous la complétons, sans avoir toutefois la prétention d'épuiser le sujet.
Tertullien ouvrirait la liste, si la partie du c. xix de son Apologeticus ' qui contient ce témoignage était authentique. Mais ce fragment, qui manque en plusieurs manuscrits, est généralement tenu pour douteux. L'apologiste voulait justifier l'autorité des livres hébreux. S'il a réellement rédigé le passage en question, il aurait dit : Primusenim prophètes Moyses, quimundi condilionem et generis hamani pullulationem et inox uUriceni iniquitalis illias xvi vim cataclysmi de prxterito exorsus est, per vaticinationein usque adsuam œtatem et deinceps per res suas fiituroruni imagines edidit, pênes quem et tcmporum ordo digestus ab initio suppiitaiionem sœcaliprœstitit... Per hanc Moysen eliam illa lex propria Judœis a Deo missa est.
Origène, au sujet des puits ci'eusés de nouveau par