Coefflcîent ammoniurique
■ 11 se forme, dans l’intestin, par la digestion des aliments protéiques surtout, des quantités relativement considérables de sels ammoniacaux. A l’état normal, la plus grande partie de ces sels, si ce n’est la presque totalité, est transformée par le foie en urée.
L’apparition de l’ammoniaque dans l’urine en proportion exagérée peut tenir à plusieurs causes (nous faisons naturellement abstraction de la fermentation microbienne de l’urine) :
L’uklNË DANS L’AUÏÜ-lNÏÜXlGATiON. 22o
1° D’abord à une formation de sels ammoniacaux exagérée et dépassant le pouvoir de transformation du foie.
2° Ensuite à des processus de putréfaction dans l’intestin ou ailleurs;
3° A une altération de l’activité fonctionnelle du foie, altération qui peut être physiologique ou pathologique:
Physiologique : Chaque fois que l’organisme doit se défendre contre un excès d’acidité.
Le foie paraît exercer, à cet égard, une action régulatrice en neutrab'sant l’excès acide par l’ammoniaque, qui échappe, de cette façon, à la transformation en urée. Les sels ammoniacaux apparaissent ainsi dans l’urine.
Pathologique : L’altération fonctionnelle du foie malade peut entraîner l’insuffisance de celui-ci sous le rapport de la fonction uréopoiétique.
Dans ce cas encore, nous constatons la présence de sels ammoniacaux dans l’urine.
On voit ainsi, par ce court résumé, que l’ammoniurie a des significations multiples qu’il faut bien envisager avant de conclure à l’une d’entre elles : à l’aulo-intoxication intestinale pure par exemple.
11 n’en est pas moins vrai que ce coefficient donne des indications précieuses :
Rapport ammoniurique normal = 5 p. 100.
M. deS.-M 13,5
xM. B 3,G
Dans l’auto-inioxication, le rapport ammoniurique est toujours au-dessus de la normale.
La statistique a donné les résultats suivants :
Rapport inférieur ou égal à 5 p. 100 dans 11,0 p. 100 des cas. Rapport supérieur à 5 p. 100 dans 88,4 p. lOOJdes cas.
La valeur extrême observée jusqu’ici a été de 20 p. 100. Combe. — Auto-intoxication intestinale. 15