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Coefficients aromatiques

Les substances aromatiques qui dérivent de la putréfaction azotée de l’intestin (oxyacides aromatiques, phénols, indol, scatol) se combinent dans le foie, en majeure partie, avec l’acide sulfurique sous forme de sulfoéthers (ou acides sulfoconjugués), en petite proportion avec l’acide glucuronique sous forme de glucuroéthers (ou acides glucuroconjugués).

Sulfoéthers.

Le dosage des sulfoéthers est donc d’une grande importance pour mesurer l’auto-intoxication intestinale, ainsi que nous l’avons vu, car ils en constituent l’index :

Sulfoéthers, chiffre normal =100.

M. de S.-M 490

Mais les sulfoéthers étant proportionnels à la quantité de nourriture azotée ingérée, on ne peut en conclure immédiatement, comme on serait tenté de le faire, que le degré d’intoxication est proportionnel à la quantité des sulfoéthers dosés, que M. de S.-M..., par exemple, est trois fois plus intoxiqué que M. G...

Il faut, pour s’en rendre compte, comparer la quantité des sulfoéthers à la quantité de nourriture azotée ingérée, et ceci nous conduit aux coefficients aromatiques.

Coefficient de Baumann.

Baumann, qui a imaginé le premier de ces coefficients, prend comme numérateur l’acide sulfurique total et comme dénominateur l’acide sulfurique des sulfoéthers.

Coefficient de Baumann normal = 10 p. 100.

Il s’abaisse d’autant plus que l’auto-intoxication est plus considérable, 10 p. 100 étant le normal; 5 p. 100 représente une auto-intoxication deux fois plus considérable, etc.

L'URINE DANS L'ÂUTO-INTOXICATION

Coefficient de Baumann renversé.

Rapport de Vacide .^nlfuricjue des sulfoéthers à Vaeide sut f urique total.

Alin d’avoir un parallélisme entre le degré de l’intoxication et le coefficient, nous avons pris l’habitude de renverser le rapport de Baumann, en plaçant l'acide sulfurique des sulfoéthers comme numérateur et l’acide sulfurique total comme dénominateur.

Ce coefficient de baumann renversé augmente avec le DEGRÉ d’intoxication.

20 p. 100 représente donc une intoxication double de la normale.

Nous aurons l’occasion de soumettre ce coefficient à une critique sérieuse dans le chapitre consacré au diagnostic.

Ce rapport peut cependant être consulté, mais bien souvent son indication n’est pas parallèle à celle des deux autres :

Baumann renversé normal =10 p. 100.

M. (le S.-x\l 18,1

Voici les données statistiques, fournies par le laboratoire du D’’ Amann, pour ce rapport dans l’auto-intoxication intestinale :

Coeflicicnt intérieur ou égal à la normale (^lans y, 4 p. 100 des cas.

Coetlicicnt supérieur à la normale dans 04,0 p. 100 des cas.

Coefficient d' Amann.

Rapport de Vacide sulfurique des sulfoéthers à V azote totat.

Combe a pris l’habitude de désigner sous le nom d’Amann le coefficient que ce chimiste a inauguré et qui mesure mieux l’auto-intoxication intestinale.

Au lieu, en elTet, d’être représenté par un numérateur

SYMl’TO.MATnLOGlL: DE L'AUT()-[.NTOXIC\TI()N INTESTINALE.

provenant uniquement des aliments et un dénominateur provenant en grande partie de l’organisme ou d’aliments non azotés, comme c’est le cas pour le coefficient de Baumann, le coefficient d’Amann nous donne, dans son numérateur, les sulfoéthers provenant uniquement de la putréfaction des aliments azotés(les suppurations exceptées) et dans son dénominateur l’azote, total provenant presque exclusivement de ralbuminè alimentaire.

Ces deux termes peuvent donc fort bien se comparer.

Ce coefficient .indiijne le nombre de ?)iitti(/ranunes de iwbslanceii aromatiques pour 100 (j ranimes d'azote totat.

Les coefficients de Baumann et d’Amann ne dosent pas dans tous les cas la totalité des corps aromatiques, puisque tous ne sont pas combinés avec l’acide sulfurique et qu’une partie peut être excrétée sous forme de glucuroconjugués, qui ne sont pas dosés par les méthodes précédentes.

Pour obvier à cet inconvénient, Amann a proposé de doser les substances aromatiques en milligrammes et d’en faire le rapport à l’azote total, et, il y a dix ans déjà, il a dénommé ce rapport le coef prient de Combe.

Coefficient de Combe normal = 200 à 250.

M. G Oîta

M. (le S.-M î)SO

M. lî

La statistique du laboratoire a donné :

Coefficient d' Amann normal=l,4 à, 1,5.

M. de S.-M M. B

Coefficient de Combe.

ATileurs intérieures ou égales à la normale dans j>. 100 des cas. Valeurs supérieures à la norjnale dans 97,0 p. 100 des cas.

L’URINE DANS L’AUTO-INTOXICATION

Notre expérience, portant actuellement sur plusieurs milliers d’analyses, nous a montré que les coefficients aromatiques SONT TOUJOURS TRÈS ÉLEVÉS DANS l’aUTO-INTOXICATION.

Sans doute, il est impossible de prétendre qu’il y ait toujours un parallélisme absolu entre les symptômes présentés par le malade et l’index aromatique; car, comme pour les autres intoxications, l’idiosyncrasie joue ici aussi un grand rôle, et nous pouvons voir des symptômes sérieux avec un index faible ou le contraire.

Il n’en est pas moins vrai que, basé sur l’expérience, nous pouvons affirmer que la mesure des coefficients aromatiques FOURNIT DES RENSEIGNEMENTS PRÉCIEUX SUR LE FONCTION- NEMENT DE l’appareil DIGESTIF ET DE SES ANNEXES AU POINT DE VUE DE l’aUTO-INTOXICATION.

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