‹ L'auto-intoxication intestinaleChapitre 115 sur 182 · EXAMEN CHIMIQUE DE LA SELLE · texte numérisé non relu

EXAMEN CHIMIQUE DE LA SELLE

Baumstark (1) a proposé, comme mesure de la putréfaction intestinale, de doser les indols dans les fèces par la réaction du diméthylamidobenzaldéhyde d’Ehrlich.

Voici les conclusions de son travail :

1° La réaction de l’indol par le procédé d’Ehrlich permet de doser facilement les indols des fèces ;

2° Dans les cas de constipation, d’achylie, d’hyperchlorhydrie, on trouve une augmentation considérable de l’indol dans les selles et, dans les cas de diarrhée, une diminution manifeste de ces corps;

3° Pour pouvoir doser la putréfaction intestinale^ le dosage de Vindol des fèces ne suffit pas : il faut encore doser les sulfoéthers et Vindol de V urine :

(1) Baumstahk, Arch. f. Verdauungs Krankheiten, IX, p. 201.

ÜIÂGNOSTIC.

4” On trouve en effet souvent, dans des cas très graves d’auto-intoxication intestinale, une petite quantité d’indol dans les fèces; mais on constate, dans ce cas, une énorme proportion d’indol dans l’urine.

Ajoutons que Bauer (1) cherche à démontrer que la réaction d’Ehrlich au benzaldéhyde est due à l’urobilinogène et non pas à l’indol, et ne peut donc servir à doser l’indol, comme le prétend Baumstark.

Quoi qu’il en soit, on le voit, par les conclusions 3 et 4 de Baumstark, le dosage de l’indol des fèces peut servir souvent, mais pas toujours, à doser l’intensité de la putréfaction dans l’intestin ; mais il ne peut servir à doser l’autointoxication de l’organisme.

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