‹ L'auto-intoxication intestinaleChapitre 135 sur 182 · LE NOMBRE DE CES REPAS · texte numérisé non relu

LE NOMBRE DE CES REPAS

Conclusions.

1® Les ALBUMINES ET LES GRAISSES REPRÉSENTENT LES ALIMENTS PUTRIDES ;

2® Les aliments lactés et les farineux représentent les

ALIMENTS ANTIPUTRIDES.

Si nous comparons maintenant entre eux, au point de vue du traiteïnent de l’auto-intoxication intestinale, les deux groupes d’aliments antiputrides que nous venons d’étudier, le groupe des aliments lactés et celui des aliments farineux, nous verrons bientôt que tout l’avantage reste aux farineux.

Les aliments lactés.

1® Le lait et les aliments lactés contiennent en forte proportion une substance azotée, pouvant devenir la proie des bacilles protéolytiques ;

2® Le lait et les aliments lactés contiennent, à des

TRAITEMENT

degrés divers, une substance antiputride d’une activité indéniable, la lactose ; mais celle-ci est, suivant leur densité, plus ou moins rapidement absorbée dans le trajet intestinal, et la caséine encore indigérée et privée de sa substance antiputride continue à se putréfier au même titre que les autres aliments azotés ;

3° Le lait est un excellent milieu de culture pour les bacilles protéolytiques. Or ce sont ces bacilles qui prédominent presque exclusivement dans le côlon en état de putréfaction azotée et dans l’eiitérite ;

4° Aussi, dans toutes les entérites aiguës, le lait et les aliments lactés nature^ c’est-à-dire non mélangés de farineux, sont-ils absolument à défendre, car ils entrent en putréfaction, produisent des gaz et des ballonnements, provoquent des douleurs en irritant l’intestin et augmentent beaucoùp les évacuations glaireuses et les vomissements ;

5° Dans l’entérite chronique, ou bien le lait est d’emblée nuisible : le malade se sent plus mal, a des vomissements, des diarrhées, et se plaint que le lait l’empoisonne ; ou bien le lait paraît être supporté les premiers jours ; mais bientôt l’appétit diminue, les coliques se produisent, la température s’élève, et une poussée aiguë d’entérite se produit avec toutes ses conséquences.

En somme, si le lait peut être employé avec avantage comme antiputride dans l’auto-intoxication intestinale ordinaire ; si son action antiputride peut être utilisée dans l’albuminurie, il n’en est plus de même dans l’auto-intoxication par entérite, où, suivant les cas, le lait nature doit être proscrit ou tout au moins limité.

En tout cas^ dans Ventérite aiguë^ le lait nature est absolument contre-indiqué et n’est jamais longtemps supporté dans cette maladie.

Et cela à tel point qu’on peut presque en faire un symptôme de l’entérite, tant le fait est d’observation courante.

DIMINUER LA PUTRÉFACTION AZOTÉE

3ül

Les farineux.

Farines de céréales, riz, pâtes alimentaires.

Les farineux ne contiennent que des doses faibles d’azote et d’azote végétal, qui résiste beaucoup plus à la putréfaction ;

2® Les farineux constituent eux-inémes la substance antiputride, ou plutôt ils la contiennent en germe, et ce n’est que peu à peu que les acides lactique et succinique se produisent, à mesure que le bol alimentaire progresse dans le tractus intestinal.

H en résulte que la quantité de substance empêcliante, loin de s’épuiser, comme le fait la lactose du lait, se reproduit à mesure que la vie bactérienne de l’intestin grêle devient plus intense ;

3" Les farineux constituent un mauvais milieu nourricier pour les bacilles protéolytiques ;

4® Les farineux facilitent le travail de sécrétion et de digestion de l’estomac.

5" La digestion des farineux n’exige qu’une activité intestinale limitée, la ptyaline salivaire suppléant à l’insuffisance possible d’amylase pancréatique ;

fi° Les farineux sont admirablement supportés dans toutes les affections du gros intestin, lieu d’action prépondérante delà putréfaction azotée dans l’intestin et foyer de l’entérite.

Dans l’entérite, les farineux constituent donc Vallmcntation antiputride [Kir excellence, seule ca pablc de niodilier favorablement le milieu de culture intestinal.

Le régime antiputride est donc le régime lacto-farineux.

Influence du régime lacto-farineux sur la flore intestinale de l’auto-intoxication.

Nous avons déjà vu, dans la symptomatologie, que la flore

TRAITEMENT

intestinale de l’auto-intoxication est bien loin d’être uniforme; elle est au contraire très variée suivant les individus.

Il n’en est pas moins vrai que, dans tous les cas, si les microbes sont variés, la nature de la flore est très caractérisée.

On constate, en effet, dès que la putréfaction azotée s’accentue, une modification profonde de la flore normale.

Les microbes aérobies « cou » et « lactis aerogenes » dimi-

Fi^. (). — Fnléiite infantile aiguë {selles avant le Iraileynent).

l*roleas vulgaris et Bacillus flnorescens.

Coloration AYeigert-l-^scTierich (préparation du l)*’ Amann).

NUENÏ considérablement ET SONT REMPLACÉS PAR UNE GRANDE VA- RIÉTÉ d’anaérobies protéolytes ne vivant qü’en milieu alcalin

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